22 décembre 2010

 

Filles rescolarisées, récapitulatif

Voici à nouveau les 8 fillettes que nous sponsorisons, cette fois-ci chacune dans son environnement familial et son logement.
Rappelons qu'à la rentrée 2009, nous nous étions aperçu d'un léger déficit dans la scolarisation des filles par rapport aux garçons dans "notre" école. Grâce à la mairie de Champs sur Marne et nos fidèles donateurs nous avons rescolarisé des fillettes dont les parents ne pouvaient plus assurer le coût de la scolarité. On notera que, dans une famille, les parents peuvent très bien assumer les coûts pour tous les enfants... sauf un, c'est là que nous intervenons. Ainsi, tous les enfants de ces familles vont à l'école.











15 décembre 2010

 

Changer de nom tous les quatre matins

Un entrepreneur avec lequel nous travaillons s'appelait Sutee Maniam, il s'appelle maintenant Aekasith Mr Pee Maniamnithichot. Le tout très officiellement devant l'état civil thaïlandais qui est informatisé depuis des décennies et d'une fiabilité exemplaire. 
La raison en est que certains noms portent chance à certaines périodes de la vie. Le patronyme n'a pas d'importance en Asie. Au passage on notera que le corolaire du nom dans l'état civil, c'est à dire l'âge, n'a aucune importance non plus, cela fera l'objet d'un autre billet.
En Thaïlande, TOUT LE MONDE a un nickname d'une seule syllabe car les vrais noms sont bien souvent trop compliqués pour qu'on puisse s'en souvenir. Sauf qu'une personne peut avoir plusieurs nicknames suivant le milieu dans lequel il se trouve : il peut s'appeler Em avec les amis et Mac au travail.
Le nom de famille avec prénom est récent en Thailande. Lorsque l'administration s'est mise en tête de mettre un nom différent sur chaque personne, auparavant seuls les nicknames prévalaient, ce sont les fonctionnaires qui ont choisi ou fait choisir leur noms aux gens dans des listes.
De nos jours, si l'on peut changer de nom, cela coute 50 centimes, c'est tout à fait légal, on peut même inventer son nom à la condition qu'il ne fasse pas partie des noms à consonance royale.
Au Cambodge où l'état civil est encore plus récent (compte non tenu de la période coloniale), c'est encore plus compliqué et plus aléatoire. Normalement un enfant a un prénom et prend comme nom de famille le prénom de son père. Mais dans les familles bien établies, le nom de famille existe et il précède le prénom, ainsi le fils de Hun Sen s'appelle Hun Manet. Lire la fiche Wiki de Hun Sen (homme fort du pays) nous apprend comment on change de nom aussi au Cambodge. Hun Sen est né Hun Nal. Sa femme Bun Rany est née Bun Sam Hieng.
A tout cela s'ajoute le problème de la translitération. En effet, tous ces noms sont inscrits en Khmer dans les registres, lorsqu’il faut les mentionner (ici par exemple), il nous faut les "traduire" en français. Bien souvent on les traduit en une sorte de phonétique internationale mâtinée d'anglais avec un zeste de français, le tout tenant compte des translitérations effectuées par les fonctionnaires français il y a cent ans. A cette époque, il avait été décidé que le nom courant Toyt, signifiant petit et prononcé" toille te" serait écrit dans notre alphabet Touch. De nos jours, « Touch » est toujours utilisé mais si vous prononcez "touche" vous êtes totalement à côté de la plaque. 
De même, un nom qui contient la syllabe TI, sera orthographiée Ti, Tee, Tea ou Thi suivant notre humeur, partant, ne soyez pas choqué de voir les noms de certains de nos amis se modifier au fil du temps.
Le système thaï fonctionne très bien car tout le monde se voit attribuer un # correspondant à notre # INSEE à la naissance. Celui-là est le plus important, c'est lui qui garantit votre nationalité, votre existence, le fait qu'on ne vous confonde pas avec un autre être humain, le nom c'est juste pour faire joli, c'est de la poésie, et ce n'est pas du tout suffisant pour identifier quelqu'un, ce ne sont pas les Jean Dupont qui nous diront le contraire. Partant, le nom, on peut en changer. De toute façon, dans quelques années, une personne sera identifiée grâce à son code génétique, ainsi, nous (enfin, nos enfants) pourrons changer de nom comme bon nous semble.
Le système cambodgien est encore un peu en gestation, il faut bien le dire, fonctionnant bien à Phnom Penh, moins bien en province. Malgré des noms plus simples que chez les Thaïlandais, les Khmers utilisent aussi volontiers les diminutifs et les nicknames, ainsi un Sareth va se faire appeler Reth et notre ami Hean So, se fait appeler Map.
Map dont nous allons donner bientôt de très bonnes nouvelles.

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