23 novembre 2010

 

Bousculade mortelle à Phnom Penh : nos amis n'y étaient pas

Bien sûr le décès de 350 personnes à cause d'une bête bousculade est infiniment triste, voire révoltant. Nous nous souvenons qu'en 1992 déjà, 16 personnes avaient perdu la vie dans des circonstance similaires. Depuis, nous répétons à tout le monde de NE PAS se mêler à des foules aussi importantes.
Nos amis de Phnom Penh ne sont pas sortis hier et ceux de Sre Ambel n'ont pas les moyens de se rendre à la capitale (voir l'interview des écoliers réalisée il y a quelques mois).
Cela dit, 2 millions de personnes pour la Fête des Eaux à Phnom Penh, cela prouve, encore une fois, que les Khmers dépensent beaucoup pour les fêtes et célébrations. En proportion, ce poste budgétaire est bien plus élevé au Cambodge qu'en France car la fête (dont mariages, nous allons y revenir bientôt) a un sens social fondamental.

22 novembre 2010

 

POLITIQUE - Le gouvernement étend sa couverture santé


2,2 millions de personnes vivant dans la pauvreté devraient bénéficier de soins médicaux gratuitement à la fin de l’année, soit une augmentation de près d’un million de personnes comparé à l’an dernier, selon le ministère de la Santé. Environ 1,1 million de personnes ont accédé à des soins médicaux gratuits durant les six premiers mois de l’année. Au total, 1,5 million d’individus ont reçu des soins gratuits l’an passé.
SP (www.lepetitjournal.com/cambodge.htlm) 

Commentaire du blogueur : On ne dit pas comment ça marche, ni où c'est en place. Parfois les aides existent mais, soit les ayant-droits ne le savent pas ou ne savent pas comment s'y prendre, soit finalement, ça ne fonctionne pas.
Une ONG française, "Enfants et développement", a d'ailleurs mis en place un programme d'assistance sociale : ils ne donnent pas directement d'argent mais font le tour des familles et étudient avec elles les aides auxquelles elles ont droit.A Phnom Penh uniquement, semble-t-il. 

A priori, il n'y a pas d'aide gouvernementale disponible à Sre Ambel.


Rappelons aussi que, en plus des familles les plus pauvres, les classes moyennes sont gravement précarisées quand survient le pépin de santé car, n'ayant pas d'assurance payante et n'étant pas assez pauvres pour avoir droit à la prise en charge gouvernementale, elles doivent vendre vache, maison et fille pour soigner le papa.

15 novembre 2010

 

Enfin UNE institutrice dans notre école

Ce n'est pas Miss Monde, ni même miss Cambodge (voir photo dans nos blogs précédents) mais c'est le premier élément de parité. Nous souhaitons la bienvenue à Yoong Saron, la première institutrice de notre école. Elle a la charge du niveau trois, celui où il y a le plus d'élèves, cadeau de ses collègues masculins.
:-)

Les huit fillettes que nous aidons (voir photos dans le blog précédent) ont donc bien repris l'école.

Pour répondre à une légitime interrogation : dans la famille dont la maman est décédée récemment (voir blog précédent), il y a une fillette plus jeune que Tea que nous sponsorisons, est-elle scolarisée?
Oui, la famille avait de quoi envoyer une enfant à l'école (la plus jeune) et pas assez pour deux.
Autre question relative à cette famille : avec tous des jeunes en âges de travailler (si l'on considère que 12 - 13 ans est un âge raisonnable), ils doivent assez de revenus pour se débrouiller, non? Non, car ce sont des "journaliers" qui n'ont pas d'emploi fixe et donnent des coups de mains aux voisins.

Quelques photos de l'intérieur de la classe que nous avons construite grâce au conseil régional d'Ile de France et au conseil général de Seine et Marne. Le directeur de l'école s'en sert à la fois de salle de classe et de bureau. Une telle décoration "accueillante" est rarissime au Cambodge.
Le fait d'avoir assez de salles de classes (une salle pour un groupe classe), permet de les aménager comme on veut et d'avoir une pédagogie plus efficace car les affichages RESTENT en place versus les écoles urbaines où deux ou trois groupes classe se succèdent dans les mêmes locaux (une classe a cours le matin et une l'après midi), ce qui empêche élèves et enseignants de laisser quoi que ce soit dans les locaux.










05 novembre 2010

 

Deux décès à Sre Ambel


La semaine dernière, à 24 heures d'intervalle, le village a eu deux décès à déplorer parmi les familles que nous sponsorisons.

La petite sœur, en bas âge, Don Dee (Rom Vandy) est décédée de diarrhées fulgurantes et sanglantes. Cause de mortalité infantile la plus répandue au Cambodge. Malheureusement, rien d'étonnant, donc.

La veille, plus dramatique, la mère de Chan Tea est décédée. La aussi une maladie soudaine qui implique des vomissements de sang. La mort avant l'âge fait partie de la vie des familles misérables.

Ces deux personnes ne sont pas victimes de crises fulgurantes mais de l'absence d'assurance. Les pauvres attendent le dernier moment pour aller à l'hôpital et c'est trop tard. La santé ne devrait pas être une fleur qu'on fait aux pauvres, c'est un droit de l'homme.

Voici une photo de la famille de Don Dee

Voici une photo de la famille de Tea. On remarque que quatre enfants sont en âge de travailler.
Le crâne rasé pour les garçons correspond à une coutume : le jour des funérailles, les fils ou petits fils ou parfois amis se rasent la tête.
D'autres nouvelles, plus souriantes, très bientôt.



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