30 octobre 2008

 

Utilisez le moteur de recherche Donéo, c'est de l'argent pour nos amis

Savez-vous que depuis quelque temps, on peut aussi faire gagner des sous à l'association en utilisant le moteur de recherche du site DONEO en lien avec Google?
vous allez sur le site, vous choisissez votre cause, qui ne peut être que "ensemble pour sre ambel", et vous cliquez sur "donner en cherchant"! vous pouvez même l'enregistrer de manière à tomber directement sur Sre Ambel et le moteur de recherche!
C'est par ici : http://www.doneo.org/2_index.php?id_assoc=
Alors, on compte encore plus sur tout le monde! Parce que si tous n'achètent pas sur Internet, tout le monde en revanche a quelque chose à chercher!!

26 octobre 2008

 

Une adoption nationale

Alors que le magazine "envoyé spécial" diffusait un émouvant reportage sur l'adoption internationale en Russie et au Vietnam, laissez nous vous raconter une histoire Khmère et vraie.
Tout d'abord il faut préciser que l'adoption internationale au Cambodge est, de nos jours, sensiblement différente de celle décrite dans le magnifique film de Bertrand Tavernier "Holly Lola". Les parents adoptants sont maintenant mieux / davantage encadrés - aidés par les autorités françaises.
Comme l'expliquait le fonctionnaire vietnamien du reportage d' "envoyé spécial", l'adoption internationale va mourir de sa belle mort dans les années qui viennent. En effet, la Russie, le Vietnam et même le Cambodge ne sont plus des pays tellement pauvres que leur fonction publique ou plus encore les bonnes volontés locales sont incapables de prendre en charge les quelques centaines d'enfants abandonnés par an.
Avant de continuer, un petit flash back.
Ce qui nous a surpris lors de note premier voyage au Cambodge en 1991, c'est la formidable solidarité qui régnait entre les Khmers à cette époque. Le pays ayant été libéré du traumatisant règne des Khmers Rouges en 1979 par l'armée d'un pays étranger, communiste et ennemi des USA de surcroit, le Vietnam, la communauté internationale occidentale s'est empressée de détourner les yeux de l'intérieur du Cambodge, se focalisant uniquement sur les camps de réfugiés situés à la frontière thaïlandaise.
Les Khmers du Cambodge ont donc tenté de s'organiser avec l'aide, fort modeste en termes pécuniaires, du Vietnam et des pays européens du pacte de Varsovie. C'était des milliers d'orphelins -survivants à tous les sens du terme- dont il fallait s'occuper et ce sont de bon sens, de débrouillardise, de courage et d'abnégation dont ont fait preuve les Khmers, il n'était pas rare de voir des dames célibataires ou veuves prendre en charge 4, 6 ou 8 orphelins de tous âges chez elles, le tout dans le dénuement le plus total.
Des sortes de villages SOS, Yannick Noah en moins. Les orphelinats d'état existaient mais ils se sont traditionnellement occupé des nourrissons. Les orphelinats pour enfants étaient mal organisés, sans affection et sans argent.
Tout ceci pour dire que les pays en question ne se "débarrassent" pas de leurs enfants abandonnés par principe et que l'adoption nationale y a fonctionné et y fonctionnera encore.

Alors voilà notre histoire :
Une fille travaillant dans un bar - lanceuse de bière (ceux qui ont voyagé dans le vrai Cambodge voient de quoi nous parlons), 25 ans, ne se prostitue pas mais, comme ses collègues, a beaucoup de mal à repousser les avances des hommes -et puis, on ne peut pas exclure qu'elle était amoureuse, ce soir là-. Elle est enceinte. Garde le bébé. Accouchement prématuré d'une crevette de sexe féminin. Incapable de faire face. Claire conscience que si elle le garde, c'est la mort assuré pour le bébé (qui sera "1" de plus dans les statistiques de la mortalité infantile). Elle demande à une copine, mieux intégrée, de prendre le bébé. Celle-ci n'est pas en mesure de le prendre mais, par connaissance faite sous notre toit, elle propose le fardeau (une paire de kg) à un couple marié depuis 8 ans qui ne peut avoir d'enfant.
"OK, dit la maman adoptante, Chaep, on la prend. Non on n'est pas vraiment en mal d'enfant, comme vous dites, nous avons de nombreux neveux et nièces, mais bon, on est content de la prendre."
C'est le bébé sur la photo ci-dessus, maintenant relativement remplumée et nommée Cimey.
Dans quelques jours, les autorités du village entérineront "l'adoption". De toute façon, pour l'instant, elle "n'existe" pas, la génitrice ne l'a pas déclarée.
Les parents adoptants vendent des desserts Khmers au bord de la rue, autant dire qu'ils sont pauvres. Mais dignes, comme on dit.
Ils ne nous ont rien demandé. Raison supplémentaire pour que nous octroyons un "cadeau de bienvenue sur terre" à Cimey. A priori, nous n'aurons plus besoin de donner quoique ce soit mais nous garderons quand même un œil sur la fillette.
CQFD : le Cambodge sera bientôt à même de prendre en charge ses enfants abandonnés.
Fin de l'adoption internationale dans les pays pauvres, ne serait-ce que parce que l'occident s'appauvrissant et les pays émergeant étant en train d'émerger, le différentiel n'est plus si grand.

14 octobre 2008

 

Rentrée scolaire dans notre école

La rentrée scolaire a eu lieu il y a quelques jours dans l'école que nous sponsorisons dans le district de Sre Ambel.
Comme l'an dernier, il y a une classe de plus, donc un enseignant de plus.
La répartition est la suivante :
Niveau 1, 70 enfants, 2 classes
Niveau 2, 63 enfants, 2 classes
Niveau 3 et 4, 42, une seule classe
Niveau 5 et 6, 46, une seule classe
221 enfants au total

On peut malheureusement penser que les enseignants spéculent sur le fait qu'il y aura davantage d'abandons dans les grandes classes que dans les petites, il est donc moins gênant d'y avoir de gros effectifs puisque les élèves ne seront pas présents tout le temps.

Par ailleurs, on observe que le nombre d'élèves au niveau 2 est plus de 3 fois supérieur à celui du niveau 3. Cela s'explique, outre par des données démographiques, par un fort taux de redoublement en niveau 2 et peut-être par des abandons scolaires.

Nous avons aussi constaté que 10 enfants entraient au niveau 1 avec plus d'une année de retard. C'est à la fois peu et beaucoup.
Peu car, par le passé, énormément d'enfants commençaient leur scolarité avec un grand retard au Cambodge.
Beaucoup, nous savons pertinemment qu'un enfant qui entre au CP - niveau 1, un peu trop âgé ne tirera pas tout le bénéfice escompté de sa scolarité.
Nous cherchons un moyen pour inciter les parents a bien faire entrer leurs enfants à 6 ou 7 ans au niveau 1.

Comme "notre" école ne comporte que 4 salles de classe, les petits (niveaux 1 et 2) se rendront à l'école le matin et les grands l'après midi.
Il n'en demeure pas moins que l'école ne possède toujours pas de salle pour les instituteurs, le matériel et le bureau.
De plus, il apparaît clairement qu'il y a une classe de plus par an (c'est ce que nous avons observé sur les 3 dernières années), il y aura très bientôt un grave problème d'espace à l'école, même en utilisant les plages horaires de l'après midi. Notons que jusqu'à maintenant, il n'y avait classe que le matin et pas l'après midi par crainte d'un gros absentéisme car les parents ont besoin des enfants chez eux l'après midi pour différents coups de main.

Pour toute ces raisons, ce n'est pas une seule salle que nous souhaitons construire mais un bâtiment de 2 salles qui pourrait accueillir une ou deux salle classe et / ou une salle polyvalente (bureau - matériel). Chantal passe une grande partie de son temps à rédiger les rapports puis dans les antichambres des collectivités locales (de la mairie à la région) pour défendre notre projet.
Merci encore à tous.

07 octobre 2008

 

Un prix Nobel au parfum Khmer

Lundi 6 octobre à midi, heure française, le comité Nobel a annoncé depuis Stockholm son choix de décerner le prix Nobel de médecine à l’Allemand Harald zur Hausen pour ces travaux sur le cancer du col de l’utérus, mais également aux Français Luc Montagnier et Françoise Barré Sinoussi pour leur recherche sur le virus du SIDA. Venue à Phnom Penh à l’occasion du Congrès Cambodge Santé 2008 (qui, porte cette année sur le sida et tuberculose), la chercheuse reçoit ainsi une récompense qui marque aussi et surtout une reconnaissance définitive de son travail.

Une récompense qui tombe à point au Cambodge
Françoise Barré Sinoussi se dit émue de recevoir le prix Nobel de médecine alors qu’elle est au Cambodge. En effet, elle est impliquée dans des recherches au sein d’un des pays les plus touchés au monde par la pandémie. La scientifique évoque notamment le rôle des associations, mais aussi des campagnes d’éducation qu’il est nécessaire de mettre en place afin de rendre chacun responsable. La chercheuse souhaite plus largement contribuer à l’amélioration de la santé au Cambodge, car ici le sida est selon elle "un danger parmi d’autres".

Malgré l’obtention de ce prix, elle souhaite ne rien changer à ses habitudes et veut continuer de coopérer avec le Cambodge comme avec d’autres pays tels que le Vietnam et le Burkina Faso, pour lutter contre le fléau qu’est le sida. Françoise Barré Sinoussi mène ce combat avec passion et se dit chanceuse d’avoir pu en faire son métier. Elle espère qu’un jour, les recherches permettront la découverte d’un vaccin contre le virus car "le SIDA n’est pas un problème terminé, y compris en France".

Johanna Pons et Simon Agez (www.lepetitjournal.com Cambodge) mardi 7 octobre 2008

Francoise Barré-Sinoussi est directrice du site de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) en Asie-du Sud-Est.

Note du blogueur : depuis 10 ans que nous connaissons et aidons des Khmers séro positifs, force est de constater que la coopération française, les organisations internationales et le gouvernement cambodgien ont réussi un travail exceptionnel, comme le souligne et sans doute un peu grâce à Madame Barré-Fitoussi.
Le cas de notre amie Sok, à Sre Ambel, est, à cet égard emblématique. Elle a perdu son mari et son bébé à une époque où le Cambodge subissait. Sok est maintenant bien suivie, en forme et fait même de la prévention au sein d'une petite ONG locale auprès des communautés villageoises environnantes.


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