30 août 2008

 

Un nouveau trône à côté du Palais royal

Avant de vous laisser lire cet article (astucieusement titré) de Cambodge Soir (abonnez-vous), rappelons que nous avons toujours souhaité créer, en souriant un peu, "Latrines sans frontières" et voilà que les Coréens nous ont coiffés sur le poteau. "Association mondiale des toilettes", ça en jette
Cela dit, l'hygiène, c'est très sérieux et nous avons aussi le projet de créer un espace "eau courante" à Sre Ambel. Dans notre idée, il n'y aurait pas que les toilettes, il y aurait aussi un lavoir, des douches, etc. Deux chiffres à retenir dans ce papier (hygiénique, forcément) : 45000 dollars et 14%.

Bonne lecture.

Un site pilote de toilettes publiques sera prochainement construit dans la capitale, par une association coréenne spécialisée dans les sanitaires.

De passage à Phnom Penh, Choi Yoon-Sung, consultant pour la très sérieuse Association mondiale des toilettes, a confié à un journaliste du quotidien Rasmei Kampuchea que le Cambodge était sur la liste des 10 pays en voie de développement, qui ont accepté faire partie d’une campagne de promotion des toilettes. Parmi les autres nations retenues, se trouvent la Chine, le Cameroun, le Ghana ou encore le Pakistan.


Le point d’orgue de cette campagne est l’installation de toilettes publiques, non loin du Palais royal, sur un terrain mis à la disposition de l’association par les autorités cambodgiennes.

Ce projet, dont le coût se situe entre 35000 et 45000 dollars comprendra un volet pour les handicapés. Le début des travaux devrait intervenir dès le mois de septembre et s’achèvera au plus tard le 22 novembre, date à laquelle l’association coréenne fêtera sa première année d’existence.

Si l’on réfère à une étude datant de 2004, seuls 14 % de la population du Cambodge utilise des toilettes. Le gouvernement espère doubler ce chiffre à l’horizon 2015.

25 août 2008

 

Croissance, progrès et enseignement au Cambodge (bilan en août 2008)

Depuis ces dix dernières années, la croissance économique frôle les 10 %, avec une tendance à l’accélération depuis 2003. Cette croissance forte, couplée à la stabilité politique, fait que les changements observés depuis dix ans sont nombreux.

Le plus grand changement concerne sans doute la qualification des ressources humaines. Les observateurs sont unanimes : il est beaucoup plus facile qu’il y a dix ans de recruter du personnel formé ou possible de former. "Au sortir de la guerre, très peu de gens pouvaient se prévaloir d’une formation ou même d’une expérience" raconte Jacques Guichandut, fondateur de l’agence de tourisme Asian Trails, "aujourd’hui, il est possible de trouver du personnel formé et qui apprend très rapidement. C’est le plus grand changement que j’ai pu voir depuis que je suis au Cambodge". Songthoul Fernandez, directeur de l’agence de tourisme Kennary Tours, partage cet avis : "les jeunes ont de plus en plus de maturité, ils sont créatifs et dynamiques".
Pourtant, dans ce pays encore très jeune, tout n’est pas complètement maitrisé, et les diplômes ne sont pas toujours à la hauteur des espérances. Même si Monsieur Martin, professeur de français, a observé ces dernières années un retour des enfants à l’école, y compris en province, il reste prudent : "Les écoles et les universités se multiplient. Malheureusement, certaines n’en ont que le nom. Cela pose le problème de la crédibilité des écoles payantes. Beaucoup de jeunes diplômés qui arrivent sur le marché du travail se retrouvent au chômage. Il n’y a pas assez d’écoles de formation professionnelle comme celle de Paul Dubrulle à Siem Reap. Bien sûr qu’il faut des médecins et des avocats, mais il faut aussi du personnel qualifié dans les domaines de la construction, du tourisme, de la restauration…"

Un bilan contrasté
La plupart des observateurs interrogés sont optimiste pour l’avenir du Cambodge, d’autres plus mitigés. Monsieur Martin résume ainsi la position des optimistes : "Les changements que j’ai observés sont positifs. Les choses se sont faites très vite, sans trop de barrières administratives, la nouvelle génération a soif d’apprendre et est motivée. C’est très positif pour l’avenir". D’autres, comme Denis Bouttier, conseiller auprès d’une ONG khmère qui gère un orphelinat, n’y croient plus : "D'une manière générale, le Cambodge est entré dans le totalitarisme de la mondialisation dite libérale. Le nombre relatif de pauvres ne diminue pas. Au plan éducatif, le niveau des élèves se détériore de façon alarmante ainsi que la qualité de l’enseignement, et la concussion s’aggrave (achat de diplômes, etc). La jeunesse est en train de perdre les quelques repères moraux qui avaient échappé à la révolution".
Et Jean-Daniel Gardère, ancien conseiller économique et financier pour le Cambodge et le Laos, de conclure en proposant quelques solutions pour permettre à l’économie cambodgienne de franchir les obstacles du moment, élargir son socle de croissance et mieux en répartir les fruits. "Je penche pour : un nécessaire ralentissement de la croissance et de l’offre monétaire ; une "re-rielisation" sage, graduelle et prudente ; une politique du tourisme axée sur les segments de marché les plus solvables, une qualité d’offre accrue, une diversification rapide également de cette offre ; une prise en compte plus résolue du secteur agricole pour, au-delà du boom des prix, pérenniser sa croissance et améliorer sa productivité. Il peut en découler une meilleure répartition des revenus dans la population, effet social non négligeable, et une poussée de l’épargne rurale, base traditionnelle pour les économistes du décollage".

Aurélie COLLADON. (www.lepetitjournal.com - Cambodge)

14 août 2008

 

La grand-mère déménage

Avant toute chose, nous voudrions rendre hommage aux donatrices, en particulier l'une d'entre elles, qui souhaitent spécialement aider les personnes âgées. Souvent des femmes... statistiques, guerres, fragilités des hommes obligent.
En effet, c'est tellement valorisant et agréable de subvenir aux besoin d'un enfant, améliorant ainsi son avenir et celui du pays qu'on en oublie les anciens. D'ailleurs une ONG bien connue et fort efficace au demeurant, n'hésite pas à s'appeler "Pour un sourire d'enfant". C'est mignon le sourire d'un enfant.
Quand on décide de partager avec une personne âgée, son futur, elle l'a dans le dos, comme disait Pierre Dac et pourtant ça reste un être humain qui mérite notre compassion, même si son sourire est édenté (rappelons que le gouvernement n'est pas en mesure de les aider).
"Pour un sourire édenté", c'est moins vendeur, partant, les ONG se battent pour s'occuper des enfants défavorisés et elles boudent les séniors.
Bref, aujourd'hui, nous voudrions vous parler d'une action que nous avons entièrement financée grâce à vous. Ce n'est pas très dispendieux mais c'est impressionnant.

La grand-mère de Sre Ambel avait besoin de déménager, car pour des raisons de sécurité, elle voulait se rapprocher de sa famille, au bord de la route nationale.
Que signifie déménager au Cambodge? Ces dernières années, c'était démonter les planches qui constituent les murs et, tel le Lego moyen, reconstruire à un autre endroit.

Méthode différente pour notre Mamie : prenez une dizaine de costauds, deux moyeux articulés chacun sur deux roues ; SOULEVEZ la maison, glissez les moyeux dessous, reposer la maison sur les moyeux. Votre maison est devenue une sorte de caravane un peu bancale.
Poussez, tirez, ahanez. Rendez vous sur le nouveau terrain. Il ne vous reste qu'à réaliser l'opération inverse en ayant soin d'avoir creusé les fondations auparavant (4 trous pour les 4 pilotis) et bien viser lorsque vous ajuster les pieux dans les trous.

07 août 2008

 

Polo aussi est en vacances


Fin de CE1, entrée au CE2 pour ce garçon en pleine santé que nous soutenons depuis des années car sa mère l'élève seule. Elle a enfin trouvé un petit boulot à mi-temps de cuisinière mais cela ne suffit pas. Polo étudie aussi l'anglais, indispensable dans cette partie du monde.
Il vit à Phnom Penh et on le voit ici dans la cours de son école. Il porte l'uniforme traditionnel. On notera qu'il porte des tongs ce qui serait formellement interdit dans les pays plus développés de la régions, comme la Thaïlande, où les chaussettes et les chaussures fermées sont de rigueur.
Son école a fière allure car elle est située en centre ville. Les salles de classe sont louées le soir à des cours privés d'anglais ce qui permet aux directeurs d'avoir les moyens d'entretenir les locaux.

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