26 juin 2008

 

En route pour le collège

Les 11 élèves de notre hameau qui ont eu le courage et la chance d'aller au bout des 6 années de l'école primaire [voir notre blog du 17 juin] ont reçu hier les vélos que nous leur avons achetés grâce à la générosité des enfants, parents et enseignants de l'école Charles Péguy de Rueil Malmaison.
Merci encore.
Pour information, chaque bicyclette coute 34 €.
Comme nos caisses ne sont pas encore vides (toujours grâce à vous tous), nous effectuerons une importante distribution de matériel scolaire à la rentrée de septembre - octobre pour les enfants de l'école primaire.
Nous tenterons ainsi de faciliter la vie scolaire des enfants et des parents et, partant, de fidéliser les élèves afin qu'ils n'abandonnent pas trop vite.
Finir les 6 années du primaire est en effet INDISPENSABLE pour pouvoir se débrouiller un peu dans la vie : rien ne remplace la lecture, l'écriture et le calcul.


Des citoyens, des travailleurs, des futurs parents, plus simplement des hommes et des femmes, se doivent de posséder ce bagage minimum pour que le Cambodge continue à se développer vite et bien.


20 juin 2008

 

Des effets pervers et inattendus de l'inflation

Economie – Problèmes de recrutement pour le textile.-
L’inflation perturbe décidemment l’économie cambodgienne. C’est au tour de l’industrie du textile d’être touchée, la forte hausse du coût de la vie a en effet motivé plusieurs milliers d’ouvriers à quitter la capitale et ses quelques 300 usines pour retourner à la campagne. Une situation dangereuse pour des entreprises qui peinent désormais à recruter alors que les commandes continuent. "Les prix augmentent mais les salaires ne suivent pas" explique ainsi un syndicaliste, "beaucoup préfèrent partir travailler en Thaïlande, même si les conditions de travail y sont plus dures et plus précaires". Plusieurs dizaines de milliers de cambodgiens seraient employés dans des usines en Thaïlande, mais aussi en Malaisie et en Corée du Sud. Si certaines entreprises envisagent désormais de s’installer directement en province, elles appellent le gouvernement à intervenir. "Si l’inflation continue, nous ne serons plus compétitifs ni pour nos salariés ni surtout pour nos clients !" avertit ainsi un chef d’entreprise. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Jeudi 19 juin 2008

17 juin 2008

 

Les 11 rescapés de la classe de 6ème













Nom de l'élève

Age

Sexe

Note

A-t-il déjà un vélo

Nb de vélo dans la famille

Profession des parents

KethSokha

17

F

7,17

No

1

Riziculteur ou ouvrier agricole

Chea Choeun

16

M

7,42

No

No

Riziculteur ou ouvrier agricole

Niem Som Cho

12

M

5,83

No

No

Riziculteur ou ouvrier agricole

Taing Oeun

16

M

8,68

No

No

Décédés

Pich Toeun

17

M

6,11

No

1

Riziculteur ou ouvrier agricole

Pich Ty Reth

12

F

6,83

No

No

Riziculteur ou ouvrier agricole

Phai Teing

16

M

8,19

No

No

Riziculteur ou ouvrier agricole

Ly Bora

16

M

8,58

No

1

Riziculteur ou ouvrier agricole

Sinh Vet

13

M

7,23

No

No

Riziculteur ou ouvrier agricole

Ung Cham

18

F

6,2

No

No

Riziculteur ou ouvrier agricole

Hem Viek

14

M

8,16

No

No

Riziculteur ou ouvrier agricole


Ils étaient 18 au début de l'année. A comparer aux 50 ou 60 de la classe de 1ère -CP français-!
Oui l'abandon scolaire est terrible dans la campagne cambodgienne.
La classe de 6ème est la dernière du primaire. La première classe du collège s'appelle 7ème.
7 élèves de sixième ont arrêté leurs étude au cours de l'année scolaire. Les raisons sont multiples : certains ont tout simplement déménagé, d'autres doivent reser à la maison pour aider leurs parents, d'autres enfin sont se sont embauchés dans la "Grande Compagnie".
En regardant les photos et les âges, vous comprendrez qu'il n'y a souvent rien d'illégal dans cette histoire.
Un adolescent de 15 ans (âge limite minimum pour travailler) qui "rame" en sixième perdra moins son temps au boulot... à condition, bien sûr, qu'il soit effectivement en situation d'échec.
Nous traquerons et aiderons tous ceux qui ont la volonté et les capacités de continuer leurs études sans en avoir les moyens.
Les 11 rescapés clament tous leur volonté de devenir des collégiens exemplaires!

Pour les féliciter d'avoir suivi ces 6 années d'étude, pour les encourager à poursuivre, pour faciliter leur trajet maison - collège, pour toute leur famille, pour se rendre aux cours d'anglais à Sre Ambel ville, nous avons décidé de leur offrir à chacun une bicyclette. Nous allons procéder à la donation dans les jours qui viennent. Surveillez le blog d'ici le 30 juin.
Aujourd'hui nous vous proposons des photos de quelques uns de ces élèves, vous verrez les autres la prochaine fois.
Cette action a été rendue possible grâce aux enseignants, parents et enfants de l'école Charles Péguy de Rueil Malmaison, en particulier Bénédicte Gentil et aussi l'ensemble du bureau de l'A.P.E.L. de l'école.
Merci encore à vous tous.

03 juin 2008

 

Des riziculteurs ne profitent pas de la hausse des prix

Vong Nang cultive le riz dans le district de Prasat Bakorng, à quelques kilomètres de Siem Reap. Âgé d’une quarantaine d’années, le front couvert de sueur, il sème son riz, avec bien peu d’espoir. Il ne prévoit pas de bénéfices, car les coûts de production sont en hausse. « Le prix de l’engrais a doublé, explique-t-il. Un sac de 50 kilos est passé de 20 dollars en 2007, à 40 dollars en 2008. L’essence a aussi augmenté. »
Ce contexte a conduit Hor Norn à abandonner sa rizière pour devenir mototaxi. « Le coût de la main-d’oeuvre a augmenté, précise-t-il. Malgré la hausse du prix à la vente du paddy, les paysans ne s’en sortent plus. » En effet, depuis plusieurs mois, le coût du riz non décortiqué a bondi sur les marchés international et local. Le 21 mai, selon l’estimation de l’Association des rizeries du Cambodge, il se négociait 1 500 riels le kilo, contre 700 riels en 2007.
Ché Choeun abonde dans le sens de Hor Norn. « Le prix des denrées alimentaires, des produits à usage domestique, etc. augmente plus vite que celui du paddy », remarque le riziculteur, assis sur un bat-flanc à l’heure du déjeuner. Il regrette de ne pouvoir changer de métier, faute d’être formé à une autre activité.
Le gouvernement vient d’annoncer l’autorisation des exportations. Le ministre de l’agriculture, Chan Sarun, a de plus indiqué en mai qu’à partir de 2015, huit millions de tonnes de riz décortiqué seraient vendues à l’étranger chaque année.
Ché Choeun ne s’en réjouit pas. Il ne profitera pas de cette manne, car son rendement suffit juste à nourrir sa maisonnée. Cinq cent mille familles sont dans le même cas au Cambodge.
Au total, le pays compte deux millions de familles qui cultivent le riz. Mais seule la moitié produit un surplus de paddy destiné à la vente. Un quart des riziculteurs ne peuvent pas assurer la totalité de leur consommation familiale annuelle.
Yang Saing Koma juge que la récente flambée du prix du riz permet aux producteurs qui vendent une partie de leur récolte de compenser
l’augmentation du coût de la vie. Ce directeur du Centre d’études du développement agricole (Cedac) estime, en effet, à 70 % l’augmentation du prix du riz pendant les cinq premiers mois de 2008 par rapport à la même période en 2007, contre, en moyenne, 20 %
pour les autres denrées alimentaires.
Les riziculteurs se plaignent également cette année, non sans fatalisme, de la pénurie d’eau. Dans un district comme celui de Prasat Bakorng, un développement est apparu récemment : alors que le foncier est en hausse, de nombreux agriculteurs vendent leur rizière et se reconvertissent en ouvriers dans le secteur du bâtiment.
À Siem Reap, Ky Soklim
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