28 novembre 2007

 

Map fait la distribution


Nous n'aimons pas trop poster ces photos où l'on voit Map distribuer l'argent à nos protégés mais une fois n'est pas coutume. C'est aussi l'occasion de vous montrer Map, cet étudiant en 4ème année d'informatique, qui vous doit tant...
Mae Afrik, ayant retrouvé son tonus habituel, elle a pu reprendre sa fille avec elle. Nous surveillerons de près pour être certain que Makara suive une bonne scolarité.
Taing, le moine que nous aidons ponctuellement, a pris en charge l'autre enfant de Mae Afrik (voir message précédent).

20 novembre 2007

 

La croissance du PIB du Cambodge reste solide

La croissance pour 2007 est estimée à 9,5% et repose principalement sur l'industrie textile, le tourisme et le secteur du bâtiment.
Après trois années de croissance à deux chiffres, la croissance économique du Cambodge reste solide. C'est ce qu'a déclaré la Banque mondiale, vendredi 17 novembre. Pour l’année 2007, la croissance est estimée à 9,5%. Elle repose principalement sur l’industrie textile, le tourisme et la construction. En 2007, l’exportation des produits vestimentaires est en hausse de 17% par rapport à l’année dernière. Le nombre de touristes étrangers visitant le pays a, lui, augmenté de 25%.
« Les perspectives économiques pour l’année 2008 sont positives, bien que l’industrie textile cambodgienne doivent faire face à la concurrence du Viêtnam et à la levée de la clause de sauvegarde face à la Chine, des Etats-Unis et de l’Union européenne, à la fin de 2008 », affirme Stéphane Guimbert, économiste de la Banque mondiale auprès du Cambodge.
Malgré la croissance constante depuis une décennie, le taux de pauvreté reste inquiétant dans le royaume. 35% de ses 14 millions d’habitants vivent encore sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins d'un euro par jour.
Pour 2007, la Banque mondiale précise encore que la croissance de la Chine est de 11,3% contre 8,3% pour le Viêtnam, 4,3% pour la Thaïlande et 5,7% pour la Malaisie.
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

14 novembre 2007

 

Le Cambodge manque de toilettes

Les conclusions d’un Forum national sur l’hygiène rurale soulignent des carences qui menacent la santé publique, et qui sont aussi des entraves au développement du pays.
Seuls 16% des Cambodgiens vivant à la compagne possèdent des toilettes contre 99% en Thaïlande, 61% au Viêtnam et 30% au Laos. « Ce chiffre montre que les habitants des zones rurales ne comprennent pas bien l’hygiène familiale. Ils sont donc plus souvent atteints par les maladies. Ce qui les pousse dans la pauvreté », a lancé mardi 13 novembre Yim Chhay Ly, secrétaire d’Etat du ministère du Développement rural au cours du Forum national sur l’hygiène rurale.
En un peu moins d’une décennie, grâce à la croissance économique, le service d’apprivoisement de l’eau potable est passé de 24% en 1998 à 45% en 2006. Le nombre de toilettes individuelles a également progressé : il n’était que de 9% en 1998 contre 16% en 2006. Cette amélioration, selon Chhay Ly, n’est pas encore satisfaisante. L’objectif du ministère du Développement rural est de faire en sorte qu’en 2015, 50% des gens en zone rurale bénéficient de l’eau purifiée et 30% des habitations possèdent des toilettes. Jusqu’à aujourd’hui, 60 villages dans neuf provinces sur les 24 du pays ont incité leurs habitants à arrêter de faire leurs besoins hors des toilettes.
Selon Yim Chhay Ly, du fait du manque de lieux d’aisance et d’hygiène, 20% des enfants de moins de 5 ans souffrent de diarrhée. Le résultat de l’enquête de l’Organisation mondiale de la santé affirme qu’en investissant un dollar dans l’hygiène, on économise 23 dollars en soins médicaux. Le Premier ministre Hun Sen a appelé, durant le Forum, les ministères concernés à trouver des solutions pour les zones inondées. « Ce n’est pas un petit problème, si les gens font leurs besoins dans l’eau, il y a de forts risques d’épidémies », a-t-il lancé.
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

Note de l'association : souvenez vous que l'un de nos projets est "Latrines sans frontières". Nous avons pris conscience de ce problème, ne serait ce que par expérience olfacive personnelle, depuis fort longtemps d'où notre volonté de créer un local WC - douches - lavoir - mini dispensaire à Sre Ambel, peut-être à la place des toilettes de l'école qui, comme toutes les toilettes de toutes les écoles sont hors service.
Par ailleurs, l'article mentionne 45% d'accès à l'eau potable. Etrange car même à Phnom Penh où la station d'épuration construire récemment par les Français fonctionne, personne ne se risquerait à boire l'eau du robinet. Peut-être veut on parler de l'eau courante qui approvisionnerait les foyers par des canalisations. Même ainsi, on imagine mal que près de la moitié de la population puisse en bénéficier.


12 novembre 2007

 

Afrik au petit séminaire

Afrik, c'est, par définition, le fils de Mae Afrik. Ce garçon de 13 - 14 ans qui n'est pas fait pour les études et qui allait à l'école avec sa sœur, Makara, à Poipet.
Avec Yon de Sre Ambel, on peut même dire qu'il relèverait de l'éducation spécialisée (deux parmi nos amis, c'est une proportion tout à fait raisonnable vu le nombre important de personnes que nous aidons). Malheureusement, c'est un concept encore inexistant au Cambodge. Nous pensions le mettre en apprentissage mais on le refuse partout car il est trop jeune et son niveau scolaire est trop bas.

Nos amis cambodgiens ont trouvé la solution eux-mêmes.
Le moine Taing que nous aidons (les bonzes doivent être aidés par leur famille par exemple, dans le cas présent, pour des cours d'informatique et achat de matériel ; nous sommes la famille de Taing) a pris Afrik dans son temple, à Kompong Chhnang. Traditionnellement, les pagodes ont un rôle social tout comme les religieux catholiques français en remplissaient un avant que le République ne reprenne le flambeau.

En petit comité, dans le temple, Afrik va pouvoir apprendre davantage et, loin du tumulte du siècle, il va trouver sa voix (par forcément la religion). Peut-être dans quelques années, va t il pouvoir commencer un apprentissage. Ou bien va t il s'orienter vers l'ordination. Ce serait une formidable réussite pour un garçon dont les possibilités sont très limitées. Ce processus n'affaiblira pas le clergé cambodgien rassurez-vous.

Afrik au temple, c'est le genre de solution que nous aimons car :
1- elle vient des Cambodgiens eux-mêmes (attention, cela ne veux pas dire que c'est parfait, il se peut que Afrik ne se plaise pas et veuille rentrer).
2- c'est une solution qui ravive et met en évidence un tissu social qu'on pourrait croire totalement défaillant (le jour où il y aura une solution à la Khmère par les Khmers pour tout le monde, notre tâche sera achevée)
3- c'est économique pour nous (il nous faut payer 100 ou 200 € pour son installation, les livres, etc. et ensuite quasiment rien, ni nourriture, ni vêtement).

02 novembre 2007

 

De bonnes nouvelles sur le front du SIDA

Bien que le taux de prévalence du VIH/sida au Cambodge reste particulièrement élevé comparé à d’autres pays, en particulier à ceux de la région, il a cependant diminué de façon significative ces dernières années grâce à la politique de prévention des autorités et à l’action des ONG oeuvrant dans le domaine de la santé. « La prévalence du VIH – c’est-à-dire le pourcentage de
personnes contaminées par le virus du sida – a considérablement baissé au Cambodge», explique le docteur Teng Kunthy, secrétaire général de l’Autorité nationale de lutte contre le sida (NAA). « En 2003, la prévalence était de 1,9 % parmi les 15-49 ans, et en 2006, elle n’était plus que de 0,9 % pour la même tranche d’âge ».
Cette réduction du taux de contamination s’explique par le travail de prévention qui a été effectué avec succès auprès des populations cibles les plus touchées par la pandémie, en particulier les travailleuses du sexe directes – les prostituées – et indirectes – les « lanceuses de bière », masseuses, etc. Si la prévalence pour ces catégories sensibles a nettement reculé, elle n’a en revanche que très peu régressé chez les femmes enceintes. Et c’est justement sur cette catégorie de la population que les autorités sanitaires entendent désormais concentrer leurs efforts. « En 1998, 2,1 % des femmes enceintes venues faire un test sanguin pour le dépistage du VIH étaient séropositives. En 2003, ce chiffre est tombé à 1,6 %, et en 2006, à 1,1 %. Le taux de contamination parmi les femmes enceintes reste donc élevé, alors qu’à l’inverse, la prévalence chez les prostituées a chuté, poursuit Teng Kunthy. La baisse du taux de contamination du VIH montre seulement que nos efforts ont porté leurs fruits. Cela ne signifie pas pour autant que le Cambodge a complètement réglé le problème et qu’il échappe désormais au fléau du sida. »
Dans les années 1990, alors que le royaume connaissait une période critique vis-à-vis du sida, alors en pleine explosion, les prostituées représentaient la population-cible prioritaire en matière de prévention. La grande majorité des campagnes d’information antisida leur était destinée, tandis que les femmes au foyer passaient au second plan. Le résultat a été une réduction significative du taux de prévalence chez les travailleuses du sexe, et un résultat beaucoup moins
marquant chez les femmes mariées. Les prostituées sont pourtant indirectement responsables de la contamination des femmes au foyer. Ces dernières sont infectées par le virus via leur époux, lui-même contaminé après des ébats non-protégés dans les lieux de plaisir. La
fréquentation des prostituées se passe généralement à l’occasion de déplacements professionnels dans le pays ou lors de sorties nocturnes entre amis.
Dans ces cas-là, l’habitude de consommer de l’alcool entre hommes jusqu’à l’ivresse conduit très souvent aux bordels et à des rapports sexuels non-protégés avec des professionnelles. « C’est comme cela que les hommes sont infectés. Ensuite, ils ramènent le virus à la maison et contaminent leurs femmes… », indique le secrétaire général du NAA. Dans l’immense majorité des cas, les hommes reprennent ensuite des relations sexuelles normales avec leurs épouses,
c’est-à-dire sans utiliser de préservatifs, de peur d’éveiller des soupçons ou par simple ignorance.
« Le sida est un problème national »
Au vu de cette tendance, les autorités travaillent à présent en étroite collaboration avec de nombreuses ONG pour prévenir la transmission du VIH dans des groupes cibles auparavant délaissés : femmes mariées, homosexuels et consommateurs de drogue par voie intraveineuse. Khana, l’alliance d’ONG cambodgiennes luttant contre le VIH/ sida créée il y a tout juste dix ans, dispose cette année d’un budget de trois millions de dollars pour soutenir financièrement et techniquement quelque 63 organisations partenaires travaillant dans 17 provinces et villes du pays. Ces ONG utilisent, pour beaucoup, des agents sanitaires et des conseillers VIH mobiles qui se déplacent de maison en maison dans les villages pour expliquer aux habitants la problématique de transmission et de prévention du virus. [C'EST A CE GENRE DE CAMPAGNE QUE SOK, DE SRE AMBEL, QUI A MALHEUREUSEMENT CONNU LE PROBLÈME SANS SA CHAIR, COLLABORE EN TRAVAILLANT AVEC UNE ONG LOCALE] Ils encouragent en particulier les femmes enceintes à faire des tests sanguins dans les centres de dépistage afin de connaître leur statut sérologique.
« Le dépistage est très important », explique Oum Sopheap, directeur exécutif de Khana, pour qui les campagnes d’information sur le sida ont eu un impact certain sur le comportement des Cambodgiens en matière de sexualité : « Si elles découvrent qu’elles sont séropositives, elles
peuvent entreprendre des démarches pour bénéficier d’un traitement non seulement pour elle-même, mais aussi pour l’enfant qu’elles vont mettre au monde et éviter qu’il ne soit contaminé par le virus. De toute façon, il est primordial de connaître son statut sérologique pour se préparer à l’avenir. »
Pour éviter la transmission du virus de la mère à l’enfant, un médicament, la névirapine, est utilisé avec succès depuis quelques années au Cambodge. Avec une prise unique administrée à la mère pendant l’accouchement et une prise unique pour le nouveau-né juste après la naissance, la névirapine permet de réduire la transmission mère-enfant, habituellement d’environ 30 %, à seulement 2 %.
La tendance des infections a donc bien changé depuis les années 1990 : actuellement, presque la moitié des nouvelles infections se produisent parmi les femmes mariées, et un tiers de ces nouvelles infections sont dues à une transmission mère-enfant.
De son côté, le Centre national pour le VIH/sida, la dermatologie et les MST (NCHADS) – la branche technique du ministère de la Santé en matière de lutte antisida – déploie des éducateurs aux quatre coins du pays et utilise différentes méthodes de sensibilisation – comme le théâtre, par exemple – pour expliquer les modes de contamination et encourager la population adulte à se faire dépister.
« En 2006, 210 000 personnes ont fait le test. Pour les deux premiers trimestres de cette année, ils ont déjà été 110 000 dont 13 000 femmes enceintes qui se sont fait dépister entre les mois d’avril et juin. Nous avons toutes les raisons de croire que le nombre de personnes à faire le test ne fera qu’augmenter. Notre objectif est de mettre en place 200 centres de dépistage à travers le pays d’ici la fin de l’année ; aujourd’hui, nous en avons déjà 190 », détaille Ly Penh Sun, directeur adjoint du NCHADS.
La réduction de la prévalence du VIH observée au Cambodge serait la conséquence à long terme de la chute spectaculaire des nouvelles infections qui a commencé à la fin des années 1990. Pour Teng Kunthy, si le Cambodge continue sur cette voie, la prévalence du VIH parmi les femmes mariées, les homosexuels et les toxicomanes devrait logiquement diminuer. « Le Cambodge fait en quelque sorte figure de modèle en matière de lutte contre le sida dans la région. Laprévalence a fortement diminué grâce à nos efforts de prévention, et nous mettons aussi l’accent sur l’accès
le plus large possible aux traitements.
Le gouvernement a noué de nombreuses collaborations extérieures pour lutter contre ce fléau », conclut le secrétaire général de l’Autorité nationale de lutte contre le sida. « Le sida n’est pas seulement le problème du ministère de la Santé, c’est l’affaire de tous car c’est un problème national. C’est pour cette raison que les 26 ministères du gouvernement membres du NAA travaillent tous dans le même sens, en étroite collaboration avec les ONG ». Il est clair qu’un
soutien continu des partenaires nationaux et internationaux sera nécessaire pour poursuivre et accélérer la réponse nationale au VIH/sida, et prévenir ainsi une possible résurgence de l’épidémie dans l’avenir.
Leang Delux Cambodge Soir
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

01 novembre 2007

 

Poipet encore et encore

Mae Afrik est venue voir ses enfants. Ceux ci continuent à suivre leur étude avec sérieux, cela dit, l'avenir d'Afrik est sans doute dans l'apprentissage. Sa soeur n'est toujours pas enveloppée mais elle est en pleine forme et heureuse de vivre. Sa mère aussi va très bien. Elle semble "avoir repris de dessus".
Rath et Ry poursuivent leurs études de thaï-anglais-informatique avec sérieux. Cela dit, elles ont aussi les préoccupations des jeunes filles de leur âge et elles ont beaucoup de prétendants... Heureusement, elles sont sérieuses comme la plupart des filles Khmères et sauront faire le bon choix, le moment venu.
Une petite parenthèse : on se marie jeune au Cambodge car, dans années 90 encore, l'espérance de vie n'était que de 40 ans. Elle est maintenant de 57 ans (27 de moins qu'en France tout de même, une génération en moins!) mais ces progrès ne se traduisent par des modifications des comportements que lentement.

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