29 juin 2007

 

Nous soutenons Cambdoge Soir

L'Association Ensemble pour Sre Ambel soutient les journalistes, la rédaction et le collectif Cambodge Soir.

Voici l'adresse du blog de la rédaction en conflit avec sa direction.
http://collectifcs.blogspot.com/

Vous y lirez une liste de personalités soutenant les journalistes. On y trouve le ministre de l'information du Cambodge, Rithy Panh (S21), etc.


Voici un lettre envoyée par d'éminents journalistes comme J.P. Pomonti (Le monde) envoyée à Monsieur Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie

Lettre de soutien adressée à Abdou Diouf

Lettre de soutien au quotidien francophone Cambodge Soir à l’attention de Monsieur Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, adressée le 15 juin 2007 par des journalistes basés en Asie, en France et ailleurs. Cette lettre continue à circuler. N'hésitez pas à y ajouter votre signature en adressant un courriel à collectifcs@gmail.com et en précisant vos noms, prénoms, profession, entreprise / organisme et adresse courriel. Un très grand merci aux initiateurs de ce soutien et à tous les signataires.

Monsieur le Secrétaire général,


Le conseil d’administration des Éditions du Mékong, société éditrice du quotidien en langue française Cambodge Soir, a décidé, le 12 juin 2007, de fermer le journal au motif officiel de

« faillite », même si la véritable raison est, aux dires de la rédaction à Phnom Penh, davantage liée à la publication, le 1er juin, d’un article faisant état d’un rapport de l’ONG Global Witness à charge contre la politique forestière du gouvernement. L’auteur de cet article a été remercié sans que le droit du travail s’applique, créant un précédent inacceptable. Ses collègues ont alors décidé de se mettre en grève sa réintegration. Face au refus catégorique de la direction d’évoquer cette question, la rédaction a accepté d’assouplir sa position en demandant des « éclaircissements » sur les motivations ayant conduit à cette décision, éclaircissements que la direction s’est refusée à fournir. Même si le rapport de Global Witness mettait nommément en cause certains membres du gouvernement, dont le Premier ministre lui-même, les autorités ne s’en sont aucunement prises à Cambodge Soir. La décision de renvoyer l’auteur de l’article, puis de fermer le journal, a donc été prise unilatéralement par la direction, sans que celle-ci soit soumise à une quelconque pression.

Nous, journalistes en poste au Cambodge, en Asie ou ailleurs de par le monde, condamnons cette décision et déplorons la fermeture d’un journal qui, au cours de ses douze années d’activité, a prouvé son indépendance et son professionnalisme. D’une modeste aventure lors de sa création en 1995, Cambodge Soir, à force de travail, de rigueur et d’abnégation, a réussi à se hisser parmi les sources d’information les plus fiables et les plus objectives dans la région. Il était, pour nous, devenu une référence pour la lecture de la société cambodgienne et des enjeux qui la traversent. C’est précisément son indépendance et son souci d’objectivité, ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui sanctionnés, qui en faisaient un outil d’une valeur inestimable. Cambodge Soir aurait pu se contenter d’être un journal communautaire relatant l’actualité des expatriés. Il s’est sans cesse évertué à éviter cet écueil. Ce sont ces compétences cambodgiennes et françaises, ces mois d’appréhension et de compréhension du Cambodge, cette mémoire tout simplement des évolutions récentes du royaume qui sont aujourd’hui niés. Ce sont douze années et près de 3 000 numéros balayés d’un revers de manche. Un immense gâchis humain et professionnel.


Face à ce gâchis, peut-on rester les bras croisés ? La Francophonie a tout au long de ces années apporté son soutien à cette entreprise. Peut-elle s’en désintéresser désormais ? Peut-elle laisser disparaître ce vecteur de la Francophonie ? Peut-elle laisser s’échapper une équipe de journalistes et de traducteurs francophones qui, à coup sûr, abandonneront la pratique de cette langue ? Peut-elle se résigner à ne plus avoir de presse francophone quotidienne alors qu’elle se bat pour cela depuis près de quinze ans ? Peut-elle envisager que les seules sources indépendantes d’information le seront en anglais et avec une vision anglo-saxonne ? Bref, doit-on envoyer ce signal si fort du recul du français et de ses idées ? Refusons cette décision prise par une poignée de personnes qui, selon leurs propres dires, n’ont pas la « même conception de développement » du Cambodge que celle d’une équipe rédactionnelle dévouée à l’indépendance et au respect des faits.



28 juin 2007

 

Reprise prochaine de Cambodge Soir.-

L'équipe de rédaction de Cambodge Soir se montrait optimiste hier quant à une possible reprise de l'activité du journal francophone. Une réunion entre la rédaction et la direction devrait se tenir à la fin du mois. Kong Sothanarith, un des journalistes, a notamment affirmé que les deux parties étaient décidées à relancer la publication mais que, jusqu'à présent, aucun accord n'avait été trouvé sur les points litigieux, et notamment l'indépendance de la ligne éditoriale. La direction de Cambodge Soir avait décidé de la fermeture définitive du journal il y a deux semaines, cette décision justifiée officiellement par des difficultés financières, faisait suite à un mouvement de grève de l'ensemble du personnel après le renvoi d'un des journalistes expatriés de la rédaction.

20 juin 2007

 

Nos deux personnes âgées de Sre Ambel.

Nos deux personnes âgées de Sre Ambel.
Le monsieur n'a pas l'air en grande forme. En même temps, il ne fait pas de surpoids.

 

La femme de Reth

La femme de Reth nous montre son cou libre de tout goitre. Elle continue de prendre le traitement qui dure en tout 6 mois.
La marque rouge qu'elle a sur le front correspond à une manière traditionnelle de se soigner. Il s'agit des vieilles ventouses chaudes de nos grand mères (voire arrière grand mères). Pour un mal relatif aux poumons, on en dispose une dizaine sur le dos.
Sur le front, c'est pour traiter la céphalée ou la migraine. A conseiller au Président Sarkozy et à toutes les personnes sujettes aux migraines. On ne sait jamais.

19 juin 2007

 

Fermeture de Cambodge Soir - Un communiqué de RSF

Fermeture de Cambodge Soir - Un communiqué de RSF Version imprimable Suggérer par mail

Reporters sans frontières est indignée par la décision des administrateurs du quotidien Cambodge Soir de fermer le journal. Celle-ci intervient après le licenciement abusif d’un journaliste qui avait publié de longs extraits d’un rapport gênant pour les autorités cambodgiennes sur le trafic de bois. L’organisation exprime sa solidarité avec les 14 journalistes et 16 autres employés qui risquent de perdre leur travail.

"Monsieur le Secrétaire général Abdou Diouf, la Francophonie soutient depuis des années Cambodge Soir, devenu une référence pour la presse francophone en Asie et une pépinière de journalistes français et cambodgiens de talent. Alors même que votre organisation vient de débloquer de nouveaux fonds pour soutenir ce journal, la direction met fin à une aventure de plus de dix ans sous le prétexte de difficultés économiques. Nous vous demandons d’intervenir pour que ce quotidien francophone exemplaire ne disparaisse pas", a affirmé l’organisation.

Le 12 juin 2007, les propriétaires de Cambodge Soir, et notamment l’un de ses actionnaires minoritaires, Philippe Monin, ont annoncé aux membres de la rédaction que la liquidation du journal et de sa société éditrice, Société des Editions du Mékong, était engagée. La veille, les journalistes avaient entamé une grève suite au licenciement brutal de l’un d’eux, Soren Seelow. Ce dernier avait publié un article très détaillé sur le rapport de l’organisation environnementaliste Global Witness qui implique des proches du Premier ministre Hun Sen dans un trafic de bois. La publication de cet article a provoqué la colère de Philippe Monin et de la directrice du journal qui ont convoqué le journaliste, le 10 juin, pour lui signifier son licenciement.

Philippe Monin, par ailleurs conseiller de l’Agence française de développement (AFD) auprès du ministère cambodgien de l’Agriculture, avait expliqué à Soren Seelow que son article allait provoquer la colère des autorités et le plaçait en porte-à-faux.

Le gouvernement cambodgien a interdit la diffusion d’extraits de ce rapport, tandis que le frère du chef du gouvernement, Hun Neng, aurait déclaré que si une personne de Global Witness venait au Cambodge, il lui "taperait la tête jusqu’à la lui casser".

Dans un communiqué de presse en date du 13 juin, la rédaction du journal, en grève depuis deux jours, a dénoncé le licenciement sans préavis de Soren Seelow, les interventions sur la ligne éditoriale et le manque de perspective pour le titre.

Joint par Reporters sans frontières, Philippe Monin, actionnaire fondateur du journal, a refusé de faire des commentaires.

Depuis septembre 2006, une nouvelle directrice a été engagée par les administrateurs pour mener, selon les mots d’un journaliste basé au Cambodge qui a souhaité garder l’anonymat, une "entreprise de sabotage". Alors que la rédaction a récemment lancé, notamment avec le soutien de l’ambassade de France, de nouveaux projets tels qu’un site Internet (aujourd’hui mis hors service) et des pages spéciales pour couvrir le procès des Khmers rouges, la directrice aurait préféré affaiblir Cambodge Soir. Ainsi, le travail avec une régie publicitaire a été brutalement interrompu en décembre dernier.

Créé en 1995, ce journal franco-khmer était connu pour son indépendance de ton, par rapport à ses homologues lao et vietnamien. Malgré une circulation limitée (environ 2000 exemplaires) et des difficultés financières récurrentes, il a fortement marqué le paysage médiatique cambodgien et certaines de ses informations étaient reprises dans la presse en khmer.

Reporters Sans Frontières www.rsf.org


02 juin 2007

 

Vieillesse : les pagodes se ferment aux plus démunis

Les pagodes, qui accueillent traditionnellement quelques personnes âgées parmi les plus démunies, parviennent de moins en moins à jouer ce rôle, notamment en raison de charges croissantes.

Traditionnellement, les pagodes cambodgiennes participaient à la prise en charge des personnes âgées pauvres, aux côtés d'autres organisations sociales. Un rôle qu'elles jouent de moins en moins, selon l'ancienne directrice du Centre de développement social (CDS) Chea Vannath. ''Désormais, les pagodes sont réservées aux seuls bonzes et aux étudiants'', affirme-t-elle, soulignant que les temples doivent maintenant faire face, comme tout le monde, aux dépenses d'électricité, d'eau et de collectes des ordures. Les responsables des pagodes demandent ainsi parfois aux résidents accueillis de participer à ces charges. Dans un wat de la province de
Takéo, par exemple, l'hébergement coûte 10 000 riels par mois auxquels s'ajoutent 5 000 riels d'électricité.
Et les places se font plus rares. Les bâtiments en dur ont peu à peu pris le pas sur les petites cabanes de bois qui étaient autrefois destinées à loger les vieux. Au Wat Saravan, dans le centre de Phnom Penh, ne subsistent que quelques unes de ces bâtisses, coincées entre les bâtiments des bonzes. Et la yeay chi (nonne) Seng Sith, 85 ans, qui y habite, assure que ce ne sont pas les plus pauvres qui y sont logés. ''Si tu es pauvre, tu ne peux pas vivre là. Moi, j'ai acheté ma cabane 2000 dollars. Je suis venu ici pour apprendre les principes bouddhiques et mon fils, qui vit aux Etats-Unis, m'envoie chaque mois 100 dollars pour que je puisse préparer les plats des
bonzes et participer aux cérémonies'', explique la vieille femme. Ce que confirme un jeune bonze, Saron, 26 ans : ''C'est vrai. Si vos enfants ne sont pas assez aisés, vous ne pouvez pas rester dans une pagode de Phnom Penh. Les yeay chi doivent se débrouiller elles-mêmes, se nourrir et faire des offrandes aux bonzes.
Quelques unes n'ont pas beaucoup d'argent, mais dans ce cas, elles connaissent très bien certains bonzes ou achars et fréquentent la pagode depuis très longtemps, au service des religieux''.

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