29 mai 2007

 

Des nouvelles de Sok

Depuis que nous l'y avons fortement incité, notre amie Sok, la jeune veuve de Sre Ambel, se rend régulièrement au local de l'ONG qui s'occupe des séro positifs de la région. Elle se déplace là bas deux fois par mois. Pour l'instant, le message est toujours le même : elle est en suffisamment bonne santé pour s'abstenir de commencer un traitement.

 

Voter pour Angkor

Comme vous le savez, se déroule actuellement, et encore pour 28 jours et 17 heures, l'élection des 7 merveilles du monde. Angkor est sur la liste des 21 finalistes.
http://www.new7wonders.com/index.php?id=315&L=6
Outre le fait que Angkor mérite sa place sur le podium, une telle distinction représente des milliards d'€ de retombées.
Comme par ailleurs, le monument français retenu est assez quelconque (une sorte d'antenne pour téléphone mobile), sentez vous très à l'aise pour voter pour le Taj Mahal, Petra, Sainte Sophie, etc. et Angkor.

En France, un comité de soutien a été créé en janvier par un chauffeur de taxi parisien d'origine cambodgienne, Lim Haing Kheang. Sans ambition politique ou souci du profit, il dit avoir envoyé un e-mail à plus de quatre mille personnes, notamment aux ministères, médias, associations et hôtels cambodgiens. ''Je crois que si Angkor est l'une des nouvelles sept Merveilles du monde, le site deviendra mondialement connu, donc protégé et cela mettra réellement fin aux pillages'', explique-t-il.


26 mai 2007

 

E Phoutang à Paris-Bercy la “boxe khmère” débarque en Europe

E Phoutang à Paris-Bercy la “boxe khmère” débarque en Europe
La star de la boxe E Phoutang participera le 16 juin à une première en Europe : une soirée de boxe khmère au palais omnysports de Paris-Bercy, avec Meas Chantha et des boxeurs français et thaïlandais.

A ma droite, E Phoutang, Cambodge, 1,86 m, 80 kg, 180 combats, 8 défaites, 5 nuls. A ma gauche, Aurélien Duarte, France, 1,87 m, 80 kg, 117 combats, 14 défaites, 2 nuls. Le 16 juin, la star de la boxe khmère E Phoutang participera à une grande première. Il sera le premier boxeur cambodgien à monter sur un ring européen, à Paris, dans la grande salle du Palais omnisports de Bercy. Il sera accompagné d'un autre boxeur cambodgien, Meas Chantha, qui sera lui opposé au Français Totof. Des boxeurs thaïlandais garniront également ce plateau international concocté par l'organisateur Ali Bouegni avec la collaboration de la Fédération de boxe thaïe, muay thaï, et disciplines assimilées (fbtmtda), la plus grande fédération française de
boxe thaïe.
Faire connaître la boxe khmère
Cette nuit de boxe dans l'une des plus grandes salles de Paris, d'une capacité de 17 000 places, sera une occasion unique de faire connaître en France la boxe khmère, qui a été popularisée dans le monde sous le nom de boxe thaïe. C'est en tout cas le souhait d'un des hommes qui participent à l'organisation de l'événement, Philippe Sebire. Président du club Esa Gym Muay thaï, à Andresy dans les Yvelines, il accueille en ce moment les deux boxeurs cambodgiens pour les préparer à l'événement, et son enthousiasme n'a d'égal que sa passion pour le Cambodge et la boxe. ''Nous attendons entre 5 000 et 10 000 spectateurs. Les associations khmères de toute la France seront présentes. Nous recevons des réservations de Lyon, Perpignan, Rouen, Limoges... Pour beaucoup de Français qui ignorent ce qu'est la boxe khmère, cette soirée va être une révélation. Ils vont se rendre compte que la boxe khmère d'E Phoutang et la boxe thaïe d'Aurélien Duarte sont en fait la même discipline'', se réjouit-il. La France compte environ 10 000 licenciés de boxe thaïe, pour environ 200 clubs.
Pour l'heure, E Phoutang et Meas Chantha s'entraînent dans la petite commune d'Andresy, près de Paris.
''Beaucoup de travail nous attend, il va falloir les préparer physiquement car en face de ces deux Khmers, ce sont des gars très très forts, prévient Philippe Sebire. On reste sur nos gardes et on travaille intelligemment avec le staff. Les combats se dérouleront en 5 rounds de trois minutes. ça va être du grand spectacle, les coups de coudes seront au rendez-vous. Le combat d'E Phoutang sera dur car le Français est d'un très bon niveau.''
Un projet d'école de boxe à Siem Reap
Lui-même ignorait tout de la boxe khmère avant son premier séjour dans le royaume. Organisateur de stages de boxe en Thaïlande depuis 1985, il n'a découvert la boxe khmère et le Cambodge que relativement récemment. Depuis, il se démène pour valoriser cette discipline authentique trop méconnue et s'est mis en tête de construire une grande école de boxe khmère à Siem Reap sur un terrain de 2 hectares comprenant une piscine, un terrain de foot, une salle de musculation et deux rings. Cette école, dont les travaux pourraient commencer en septembre, accueillerait 5 enfants orphelins, 4 boxeurs cambodgiens de haut niveau, et trois entraîneurs, mais serait également ouverte aux passionnés du monde entier souhaitant suivre des stages intensifs au pied d'Angkor.
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

17 mai 2007

 

Les Français peuvent de nouveau adopter

Les Français peuvent de nouveau adopter
C'est officiel : les Français peuvent de nouveau adopter au Cambodge. L'Agence française de l'adoption et les Amis des enfants du monde sont désormais les deux seuls organismes accrédités pour aider les futurs parents français dans leurs démarches.


Pour Laure de Choiseul, présidente de l'Agence française pour l'adoption (AFA), c'est ''une très bonne nouvelle.'' En effet, l'Afa vient d'obtenir de la part du ministère de l'Action sociale cambodgien ''l'autorisation d'intervenir dans la procédure d'adoption internationale au Royaume du Cambodge.'' En clair : les Français peuvent de nouveau adopter des enfants au Cambodge, ce qui n'était plus possible depuis la fermeture de 2003. Une trentaine d'orphelins avaient quand même rejoint l'Hexagone entre 2003 et 2006, mais il s'agissait de régularisations de dossiers ouverts avant 2003. Les parents ne pourront d'ailleurs plus adopter individuellement : ils devront passer par l'Afa ou par Amis des enfants du monde, les deux agences qui ont été
accréditées par décret le 11 mai dernier. Ainsi, toutes les demandes devront être envoyées à l'Afa qui les transmettra à l'ambassade de France à Phnom Penh, qui à son tour les confiera au ministère des Affaires étrangères cambodgien. C'est à ce ministère de décider de l'adoption d'enfants cambodgiens par des ressortissants français, et les futurs parents ne pourront se rendre au Cambodge que sur son invitation.
Imbroglio juridique
Mais l'Afa, créée en 2006 pour servir de relais officiel aux parents adoptants dans leurs démarches avec les pays étrangers, s'est déjà attirée les foudres de nombre d'entre eux pour la longueur et le côté hasardeux des démarches. Le 15 mars, le Viêt-nam a aussi été rouvert à l'adoption internationale et l'Afa a dû faire face à un afflux important de dossiers : près de 1 500 en dix jours pour quelques 200 enfants adoptables sur place. Le choix entre les différents couples candidats a été fait au hasard, provoquant le mécontentement des futurs parents. La situation n'est pas la même pour les deux voisins : le Viêt-nam est le premier pays d'origine des
enfants adoptés par des Français, alors que le Cambodge n'est même pas sur la liste des 14 premiers pays qui représentent 87% des adoptions internationales. Pourtant, la leçon semble avoir été retenue, et pour ne plus jouer avec les espoirs des adoptants, la prudence est de mise à l'Afa.
Pour 2007, une trentaine d'enfants seulement pourront être proposés à l'adoption, car la période qui s'ouvre avec l'accréditation de l'Afa ''est une phase transitoire dans la perspective de la ratification de la Convention de la Haye par le Cambodge'' explique encore la présidente. Cette convention vise à réglementer l'adoption
internationale, en instaurant la supériorité de l'intérêt de l'enfant, ce qui donne lieu à un contrôle mais aussi à une harmonisation des procédures. Car un vrai imbroglio juridique entoure l'adoption au Cambodge : le code civil n'autorise officiellement que des adoptions par des Cambodgiens. C'est en raison de ces complexités juridiques que les places sont chères : désormais le choix des couples candidats ne se fera plus par hasard, mais par ordre d'arrivée. Les parents potentiels doivent envoyer leur dossier le 22 mai 2007, cachet de la poste faisant foi. Les adoptions d'orphelins cambodgiens par des Français sont entre les mains des facteurs cette année.
''Un petit pays d'adoption''
Contrairement aux idées reçues, le Cambodge est loin d'être une destination privilégiée pour les futurs parents. L'association Enfance, familles et adoption (Efa), qui regroupe 10 000 familles françaises, a produit un rapport en décembre 2006, précédant l'accréditation de l'Afa, qui qualifie le Cambodge de ''petit pays
d'adoption''. La situation actuelle dans les orphelinats est telle que très peu d'enfants sont adoptables. 204 centres accueillent un total de 8 000 enfants. Parmi eux, seuls 343 s'y trouveraient à la suite d'un abandon.
Traditionnellement, justifie le rapport, ''les abandons sont rares au Cambodge, les enfants orphelins étant pris en charge par la famille élargie.'' Seuls les centres de nutrition publics et moins d'une dizaine d'orphelinats sont habilités à procéder à des adoptions, et le nombre d'enfants en leur sein a beaucoup diminué depuis la
suspension des adoptions avec la France et els Etats-Unis. 80% des petits ont dépassé la limite d'âge légal, fixée à 8 ans. Il ne reste donc plus qu'un nombre très restreint d'enfants disponibles : ''de rares bébés, plutôt des enfants de plus de 4 ans de sexe masculin'' estime l'Efa. Par ailleurs, les conditions sont d'autant plus
défavorables que ''très peu d'enfants ont un statut légal clair''.
Adoption contre coopération
Depuis 1991 et les débuts de l'adoption internationale, seuls 3 000 enfants cambodgiens ont été adoptés, toutes nationalités des parents confondues. Les Etats-Unis arrivent en tête avec près de la moitié des dossiers. L'exemple emblématique d'Angelina Jolie et de son fils Maddox adopté en 2001 est révélateur de la primauté américaine. La star a adopté son fils et développé de nombreuses activités humanitaires dans le royaume, ce qui correspond bien aux attentes du gouvernement cambodgien. En résumé : adoption contre coopération, attitude que réfute l'Afa, qui n'a tout simplement pas de budget à cet escient. Dans cette situation
concurrentielle, les couples français sont souvent déstabilisés par l'argent que l'on peut leur demander au cours de la procédure d'adoption alors que côté américain, on met la main au porte-monnaie sans rechigner.
Une pension pour l'enfant versée à l'orphelinat et/ou un don sont demandés aux adoptants. Ils se situeraient entre 800 et 900 $ selon le rapport de l'Efa, auxquels il faut rajouter des frais variant de 500 à 10 000 $ requis par la procédure administrative. Enfin, tout semble indiquer que l'ouverture à l'adoption internationale entraîne
une augmentation des bébés arrivant dans les orphelinats, ce qui risque de se passer avec l'accréditation de l'Afa. ''La situation actuelle n'est pas propice à l'adoption de petits Khmers par les Français'' conclut le rapport.

Lorraine de Foucher
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

L'adoption internationale en chiffres
Une moyenne de 4 000 adoptions internationales a été comptabilisée dans le monde chaque année depuis 2003.
L'Asie est devenue en 2005 le premier continent d'origine des enfants adoptés, devant l'Amérique latine et l'Afrique.
19% des adoptions internationales se font au Viêt-nam, qui est de loin le premier pays d'origine des adoptions internationales.
1 273 enfants ont été adoptés en Asie en 2006.
Depuis 1991, moins de 3 000 enfants ont été adoptés au Cambodge dont 885 par des Français et 1 666 par des Américains.

15 mai 2007

 

Angkor : les guides francophones vont augmenter leurs tarifs

Angkor : les guides francophones vont augmenter leurs tarifs
Les guides francophones ont décidé d'augmenter leurs tarifs. Ils justifient cette mesure par plusieurs raisons : ils sont souvent vieux, plus rares que les anglophones, et les Français seraient avares en pourboires.
''Cette demande des guides francophones a été acceptée car leur situation est exceptionnelle : la plupart sont âgés [et ont parfois besoin de soins particuliers], les Français sont souvent avares en pourboires, et il existe une pénurie de guides francophones à Siem Reap'', explique le président de l'association, Pok Samnang.
S'ils maintiennent des prix aussi élevés, les agences de voyage ne manqueront pas de prévenir les touristes français qu'ils peuvent choisir un guide anglais pour moins cher.
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

 

Pluies précoces : malédiction pour les uns, bénédiction pour les autres

Pluies précoces : malédiction pour les uns, bénédiction pour les autres
La saison des pluies est en avance cette année. Les touristes s'en plaignent, les motodops le
déplorent, les enfants s'en amusent... Mais c'est dans les campagnes que les conséquences de cette pluviosité précoce sont les plus importantes.

Comme toujours, les caprices de la météo font le bonheur des uns et le malheur des autres. A défaut de sécheresse, c'est cette année la précocité de la saison des pluies qui alimente les discussions et métamorphose le pays. Emmitouflés dans un imperméable de fortune à l'abris d'un auvent, les motodops dressent le décompte des courses qu'ils n'ont pas faites, les employés maudissent ces averses qui les empêchent de quitter le bureau à l'heure dite tandis que les enfants plongent dans les caniveaux, transformant la ville en un immense aquaparc... A la campagne, des paysans du Nord-Ouest ont davantage de raisons de se plaindre : les averses ont détruit une partie des plantations. En d'autres coins du pays, on s'active gaiement dans les champs pour semer plus tôt que prévu...
A Banteay Meanchey, la pluie est tombée pendant vingt jours sans discontinuer. San Dy, un paysan du district de Mongkul Borei, a perdu plusieurs hectares de rizières. ''La saison des pluies est très précoce cette année.
Les années précédentes, elle ne commençait réellement qu'en juillet'', se désole-t-il. Même constat dans le district de Thmor Pourk. Da Chean, conseiller communal, est très inquiet pour les récoltes : ''Je viens de revoir le soleil hier. Ca faisait 15 jours qu'il se cachait. Deux villages sont inondés, le riz est entièrement détruit'', explique-t-il. Plus chanceux, les habitants d'autres provinces comme Prey Veng, Kompong Speu ou Siem Reap ont bénéficié de pluies plus équilibrées et commencent à retourner la terre pour semer plus tôt que prévu.
Pour le directeur adjoint du département de météorologie, Long Saravuth, la saison des pluies s'annonce bien car les averses sont équitablement réparties sur l'ensemble du territoire. ''Il a commencé à pleuvoir partout il y a une semaine, c'est plus tôt que d'habitude. Je pense que c'est bon signe, les précipitations seront normales cette année'', espère-t-il. La bonne nouvelle est surtout pour les habitants de provinces où la pluviométrie est habituellement la plus faible, comme Kompong Speu, Takéo ou Prey Veng.
Du côté du Comité de lutte contre les catastrophes naturelles, on s'apprête tout de même à intervenir dans les villages les plus touchés du Nord-Ouest. ''La pluie a inondé dix villages de Banteay Meanchey et détruit un millier d'hectares de pousses de riz, explique Nhim Vanda, premier vice-président du Comité. J'attends un bilan précis des autorités locales pour intervenir.''
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

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