20 avril 2007

 

Deux photos récentes














Joie des retrouvailles familiales à l'occasion du Nouvel An! c'est la petite fille de la dame à gauche, l'épouse de Phu Penh. Les parents de ce bébé habitent Phnom Penh et sont venus à Sre Ambel présenter leur nouveau né. Quel somptueux sourire! La fillette qui tient le poupon est donc la tante de ce dernier.
Sur la photo de droite on voit que la femme de Reth va bien maintenant. En fait, il a fallu change le traitement ( problème de goitre). L'important est qu'elle soit en pleine forme.

 

Quelle place pour l’Eglise catholique au Cambodge?

L'Eglise catholique a fêté ses 450 ans de présence dans le royaume en octobre, et a baptisé 176
Cambodgiens adultes au début du mois. L'occasion de faire le point sur la présence des ecclésiastes occidentaux en terre orientale.
En octobre dernier, la communauté catholique célébrait ses 450 ans de présence dans le pays. Importé par es conquistadores portugais au XVIe siècle, le catholicisme est alors instrumentalisé par le roi à des fins diplomatiques. Le Cambodge vit à cette époque d'incessantes périodes de troubles avec ses voisins siamois et laos. L'appel de prêtres dominicains n'est en réalité qu'une stratégie pour obtenir le soutien militaire du Portugal. La religion monothéiste ne rencontre pas un franc succès parmi les Khmers, et il en sera par la suite toujours ainsi. Pourtant, l'histoire de cette religion se confond avec celle du pays. Mouvementée, violente et chaotique. Car si l'on estimait la population catholique entre 60 000 et 100 000 personnes en 1970 - dont 90% de Viêtnamiens - les politiques successives du maréchal Lon Nol, des Khmers rouges puis de la République
populaire instaurée par Hanoï en 1979 ont vite fait de décimer cette communauté. Après la ''chasse aux Viêtnamiens'' instiguée par Lon Nol ont suivi les persécutions religieuses et ethniques orchestrées par le Kampuchea démocratique accompagnées de la destruction systématique des édifices religieux. C'est dans les camps de réfugiés installés à la frontière thaïlandaise que l'Eglise se reconstruit. Il faudra attendre le 14 avril 1990 pour que la première messe soit à nouveau célébrée au grand jour après 15 années d'ostracisme.
Aujourd'hui, on estime le nombre de catholiques dans le royaume entre 17 000 et 20 000 personnes. Si la proportion est infime, soit moins de 0,2% (1) de la population, un phénomène nouveau semble se profiler depuis ces cinq dernières années. Avec une moyenne de 150 baptêmes par an de Khmers adultes depuis 2000, la religion semble avoir un nouvel impact sur les Cambodgiens
En 2006, le Bureau américain de la démocratie, des droits de l'Homme et du travail publiait un rapport sur la liberté religieuse au Cambodge. Etablissant la communauté chrétienne à 2% de la population, il faisait état de la présence de 2 400 églises et ONG confessionnelles sur le territoire pour 4 100 pagodes quand les Cambodgiens sont bouddhistes à plus de 90%. Des chiffres pour le moins surprenants. Catholiques et protestants se partageraient - par l'entremise d'organisations plus ou moins prosélytes - un marché qui fait figure de confetti à l'aune de la religion dominante et officielle du royaume : ''Je ne suis pas surpris que l'on dénombre plus de 2 000 églises, explique Emile Destombes, évêque du diocèse de Phnom Penh. Il y a énormément de nouvelles églises mais qui touchent très peu de monde. On ne les voit pas car elles n'ont pas de signes distinctifs. La plupart sont protestantes et parfois elles connaissent une très courte vie. Mais il y en a
toujours une pour remplacer l'autre. Elles sont plus agressives, il arrive qu'elles payent leurs recrues pour obtenir leur conversion. On est de fait victimes d'une concurrence déloyale vis-à-vis de ces églises et ONG protestantes et évangélistes. Nous, on ne donne rien. La foi ne s'achète pas''. Elle ne se commercialise pas, et apparemment elle se mérite.
Le 7 avril dernier, cent soixante seize baptêmes ont été ordonnés lors de la nuit pascale sur les trois diocèses du pays. Sur l'intégralité des nouveaux convertis, 90% sont des Khmers, ex-bouddhistes. Contrairement aux protestants, les demandes de conversion doivent recevoir
l'autorisation du diocèse de tutelle, les ONG confessionnelles catholiques ne peuvent baptiser à tout va.
Responsable du catéchuménat, le père François Ponchaud est formel, il est hors de question d'octroyer quelque aide matérielle que ce soit à quelqu'un qui désire devenir catholique : ''Il ne suffit pas de venir à l'église pour devenir chrétien. On n'est pas des marchands de soupe. C'est normal que chacun essaie de chercher des avantages matériels, mais ce n'est pas comme ça que l'on fonctionne. On explique à la personne qu'elle peut rester bouddhiste et continuer à bénéficier de notre aide. Quand je fais des digues et des canaux, c'est pour tout le monde, pas uniquement pour des chrétiens.''
En moyenne, les Cambodgiens qui ont embrassé cette religion monothéiste au début du mois ont une vingtaine d'années et sont d'origine sociale très modeste. Ils vivent pour la plupart de petits commerces, de la pêche ou de l'agriculture. Ils ont généralement un lien avec une ONG, une école ou un centre de formation d'obédience catholique, officieux ou officiel. Nébuleuse cosmopolite, la communauté se compose d'églises de toutes nationalités(2). Il est bien difficile d'obtenir des chiffres fiables. Le ministère de l'Intérieur dénombre 15 ONG catholiques, le ministère des Cultes et des Religions 40, le diocèse de Phnom Penh en annonce 123. Et c'est sans compter ces organisations laïques taxées d'un prosélytisme qui ne dit pas son nom, reproche qui a
longtemps été adressé à l'association Pour un Sourire d'Enfant (PSE). Si par le passé elle a pu être prosélyte, et si effectivement ses fondateurs sont des catholiques fervents, l'organisation affirme aujourd'hui qu'il n'en est plus rien : d'après les chiffres délivrés par le service de communication de PSE - et dont la direction est à la charge d'un non catholique - sur les 5 000 enfants soutenus par l'association, seuls 18 seraient convertis.
Même constat à Don Bosco(3), où à l'antenne de Phnom Penh basée à Toul Kork on compte 15 catholiques pour 130 étudiants scolarisés en informatique et en secrétariat. Selon certaines sources, les religieux de l'organisation se seraient fait remonter les bretelles par le diocèse de Phnom Penh, interdisant toute conversion de mineurs.
En définitive, les catholiques semblent travailler en bonne entente sous l'égide de Mgr Destombes. Quelques singularités tout de même, comme la location de l'édifice impressionnant des Mormons (protestants) rue 63 par les catholiques américains pour la messe dite en anglais. Une association surprenante lorsque l'on sait que le prosélytisme débridé des Mormons est à l'origine de la seule directive restrictive émise par le ministère des Cultes et des religions en février 2003, à savoir l'interdiction du porte à porte. L'église catholique française a semble-t-il toujours cherché un terrain d'entente avec ces nouveaux arrivants.
Mais ces dernières années des branches protestantes plus radicales et donc plus anticatholiques seraient apparues et le dialogue oecuménique n'est plus ce qu'il était, regrette l'évêque de Phnom Penh.
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

13 avril 2007

 

Nous souhaitons une excellente Nouvelle Année Khmère (13 avril)

Pour la nouvelle année, à quoi jouent les Cambodgiens ?
Tour d'horizon des jeux khmers du nouvel an, du tir à la corde traditionnel au jeter de farine, plus récent et controversé. Un conseiller à la commission des coutumes khmères de l'Institut bouddhique explique les significations de ces divertissements.
Le Nouvel an cambodgien se prête à de nombreuses célébrations et manifestations (érections de monts de sables dans les pagodes, cadeaux apportés aux proches...), mais un des aspects les plus conviviaux de la période reste l'organisation de nombreux jeux, dont les origines remontent pour certains à des temps immémoriaux. Ces divertissements d'apparence innocents ont pour vocation de contribuer à l'atmosphère enjouée et insouciante du Nouvel an, moment de relâche pour la société cambodgienne, où la sécheresse est à son apogée avant le retour des pluies et des travaux agricoles. Ils ont surtout pour vocation dans cette période où la rigueur régissant les comportements sociaux s'affaiblit de contribuer à la socialisation des plus jeunes, à commencer par les rapports entre filles et garçons...

Bah Angkougn
(le lancer de graine angkougn)
Un des jeux les plus emblématiques du Nouvel an khmer. Celui-ci tire son nom d'une grosse graine plate et lisse, de couleur brune, issue d'une liane de l'arbre angkougn. Le Bah Angkougn se pratique un peu comme un jeu de quilles, qui oppose traditionellement une équipe de filles à une équipe de garçons. L'angkougn est lancé à la façon d'un palet contre une rangée d'autres graines plantées verticalement, le but étant d'en faire chuter le plus possible. Les vainqueurs ont le droit de se livrer à un rituel un peu particulier : frapper les rotules des perdants avec l'angkougn en main, à l'image de médecins testant les réflexes de leur patient avec un marteau.
Le but n'est bien sûr pas de faire mal, mais plutôt, on l'aura compris, de tâter les chevilles du sexe opposé...

Chap Kon Kleng
(Attraper les poussins)
Le jeu se base sur l'imitation du comportement d'une poule cherchant à protéger sa progéniture d'un rapace.
Les participants désignés comme poussins se cachent derrière la personne incarnant la mère protectrice face à l'ignoble prédateur, qui tente de s'emparer du dernier de la file, le tout en chansons.

Sdach Chang
(le roi veut)
Une rangée de filles, une de garçons. Sur le côté, le ''roi''. Un participant choisit secrétement quelqu'un dans la rangée d'en face, puis se lève pour chuchoter l'identité de celui-ci à l'oreille du roi. Lorsque vient le tour de la seconde équipe, si celui qui se lève pour se confier vient d'être désigné au roi par le joueur d'en face, il lui est alors imposé de se rendre prisonnier dans le camp adverse.

Dandaeum Sleuk Chheu
(Se saisir des branchages)
Deux équipes, dont les participants sont tous dotés d'un numéro. Au milieu, quelques branchages. Au moment où ''l'arbitre'' appelle leur numéro, deux participants se détachent de leur équipe pour venir tenter de s'emparer du trophée, sans être touché dans le même temps par leur adversaire. Possède son équivalent dans les cours de récréation occidentales.

Chaol Chhoung
(le jet du Chhoung)
Là encore, un jeu particulièrement représentatif des festivités de passage à la nouvelle année. Prenons deux groupes, un de filles, un de garçons. Ajoutons le ''Chhoung'', soit un krama, l'écharpe khmère multi-usages, roulé en boule en laissant pendre un long pan, la ''queue du Chhoung''. Tour à tour, un membre de chaque équipe empoigne le Chhoung par la queue pour le projeter sur la personne de son choix dans le camp adverse. Si celle-ci est touchée sans parvenir à intercepter le Chhoung, elle est alors contrainte de le ramasser et le ramener dans le camp d'en face, en dansant et en chantant : ''Voici le Chhoung, divise-le en quatre, mon chéri...'' (traduction approximative). Une sorte de balle au prisonnier romantique, en quelque sorte.

Teagn Proat
(Le tir à la corde)
Souvent pratiqué dans la cour des pagodes, il nécessite beaucoup de participants répartis en deux groupes, 1 of 12 qui se mesurent l'un à l'autre après avoir échangé les interjections : ''Yeak Ar!'' (Grande joie!) et ''Ho-Vu!''

Leak Kansaeng
(Cacher l'écharpe)
Equivalent du jeu du mouchoir. Quelqu'un lâche un krama derrière le dos d'un des joueurs placé en rond, qui doit alors s'en saisir pour poursuivre son voisin ou sa voisine.

Bei Dork Mouy
(Trois moins un)
Fait partie de la génération des jeux plus récents. Une sorte de jeu de ''chaises musicales'' où une personne isolée tente de prendre la place d'une autre au sein d'un groupe de trois, obligeant celle-ci à chercher à son tour la place de quelqu'un.

Kop Teuk/Phat Msao
(Jeter de l'eau/de farine)
Pour conclure, voici un ''jeu'' qui ne fait pas l'unanimité. Il est vrai qu'il est un peu aux jeux du Nouvel an ce que la musique techno est à la musique traditionnelle. Si l'eau a toujours fait partie des rites cambodgiens, en remplir des sacs plastique que l'on jette depuis une moto lancée en trombe donne aux coutumes khmères un côté tout de suite plus hard. Inédit également il y a encore quelques années, le fait de jeter en passant de la farine ou de la cendre dans le visage de votre vis-à-vis. Les anciens et les gens bien élevés détestent cette habitude qu'ils disent importée de Thaïlande. Mais pas mal de jeunes adorent. A vous de voir.

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06 avril 2007

 

Le Cambodge maintient sa croissance “exceptionnelle”


Dans son dernier rapport sur la région Asie de l’Est-Pacifique, la Banque mondiale (BM) revient sur l’évolution économique de cette zone depuis la crise financière de 1997, et livre ses prévisions pour le Cambodge. L’Asie de l’Est a connu un taux de croissance de 8,1% l’an dernier, la plus forte moyenne depuis 10 ans, et devrait enregistrer un taux de 7,3% cette année. Les taux de croissance les plus élevés se trouvent en Chine (10,7% en 2006), ainsi que dans les pays en voie de développement comme le Laos (7,5%), le Viêt-nam (8,2%) et le Cambodge (10,5%). Avant la crise, la moitié de la population d’Asie de l’Est vivait avec moins de deux dollars par jour, contre 29% aujourd’hui.

Avec ses 10,5% de croissance en 2006, le royaume enregistre un taux à deux chiffres pour la troisième année consécutive. Les projections pour les années suivantes demeurent fortes, avec 9% en 2007 et 6,8% en 2008. Les quatre piliers de la croissance sont toujours les mêmes : les exportations textiles et le nombre de touristes ont tous deux augmenté de 20%, tandis que l’agriculture enregistrait un taux de croissance de 4,4% et que l'activité dans la construction se tassait.
...

Si la croissance devrait se maintenir, plusieurs incertitudes planent sur les prochaines années. Le secteur de la confection doit ainsi faire face à deux nouveaux défis : l’entrée récente du Viêt-nam à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et la concurrence accrue de la Chine à partir de 2008.

Malgré ces succès macroéconomiques, les plus pauvres et les paysans restent les grands oubliés de la croissance. Le pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté nationale (1 826 riels) est certes passé de 47% en 1994 à 35% en 2004, mais cette baisse ne représente que 1% par année. Un chiffre illustre le déséquilibre du développement du royaume : en 10 ans, le niveau de vie des 20% les plus pauvres de la population a augmenté de 8%, celui des 20% les plus riches de 45%.

Pour Nisha Agrawal, représentante de la BM au Cambodge, il convient donc de mettre l’accent sur l’agriculture. “Plus le Cambodge aura une agriculture forte, mieux le pays se portera. Aujourd’hui, le tourisme se développe beaucoup plus vite que l’agriculture, mais qui en profite? Le tourisme a trop peu d’impact dans les zones rurales. Même le secteur de la confection en a plus car les ouvriers envoient de l’argent à leur famille”.
...

Les dangers d’une urbanisation mal maîtrisée

Le Cambodge est le pays de la région qui devrait connaître l’urbanisation la plus rapide d’ici 2030, avec une augmentation de 291% (8,7 millions de citadins), alors qu’il est aujourd’hui le pays comptant la plus faible proportion de citadins. Mais l’essentiel de la croissance urbaine en Asie de l’Est concernera les zones périurbaines, avec tous les défis que cela suppose en termes d’aménagement du territoire, de salubrité, de sécurité, d’approvisionnement en eau et en électricité, de gestion des déchets, d’offres d’emploi... Aujourd’hui, plus de 30% de la population urbaine d’Asie de l’Est vivraient dans des bidonvilles (270 millions de personnes), selon la BM, Phnom Penh détenant en la matière un triste record avec ses 72%.

Soren Seelow, Cambodge Soir
Cet article est extrait de Cambodge Soir Hebdo. Lisez le! Abonnez vous!

 

Dina a trouvé du travail

Dina est cette jeune étudiante en anglais que nous sponsorisons depuis 3 ans (inscription à l'université plus petit pécule mensuel). Elle s'occupe seule de ses deux jeunes frères qui vont à l'école. Par ailleurs, elle a été amputée d'un bras losqu'elle était enfant.
Elle vient de trouver un emploi dans une ONG qui s'occupe des handicapés. Elle est responsable de leur accueil et doit les conseiller au mieux pour qu'ils profitent des droits qui sont les leurs. Comme vous l'avez déjà lu dans ce blog, être employé par une ONG c'est un bâton de maréchal pour tous les jeunes diplômés cambodgiens. Sans doute, son léger handicap l'a aidé à trouver ce job. Tant mieux pour elle. Nous n'irons pas jusqu'à suggérer aux valides de se couper la main pour trouver un travail.
Sans doute son salaire va t il être suffisant pour qu'elle subvienne à ses propres besoins. Elle ne sait pas encore combien elle gagnera à l'issue de la période probatoire actuelle.
Cela dit, il se peut que notre sponsoring soit ré-attribué à ses deux jeunes frères. La maman est décédée et le papa habite à Sihanoukville (180 km de là).
Rappelons que l'indépendance financière de nos amis est le but ultime de notre association.


 

Nos dates en mai 2007 à l'intitution Notre Dame de la Providence à Vincennes

Mardi 24 avril à 20h30 :
Starmania
Vendredi 11 mai à 19h à la Pro :
fête de la musique
Les bénéfices de ces deux activités seront partagés entre Sre Ambel et
Tokombéré. Il est donc important…qu’il y ait des bénéfices, et donc que
vous soyez nombreux à participer à ces moments festifs !


Lundi 14 mai à 17 heures à la Pro : Chantal Osorio raconte son voyage au Cambodge. Venez en apprendre davantage sur les conditions de vie de nos protégés ! Sachant qu'il vous faudra vous rendre sur place pour vraiment comprendre.

Mardi 22 mai toute la journée : VENTE SRE AMBEL en prévision de la fête des Mères et des Pères (qui sont le 3 et le 17 juin).


Les réunions du troisième trimestre du "Club Sre Ambel" auront lieu :

Le jeudi 10 mai (dernières nouvelles et préparation de la vente)

Le jeudi 31 mai (dernières nouvelles et souhaits en attendant la rentrée
2007-8)

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