20 octobre 2009

 

La Journée du Refus de la Misère à Champs sur Marne

http://picasaweb.google.fr/SreAmbel/JourneeRefusMisereChamps#
Les légendes des photos vous en diront davantage sur cette journée vraiment intelligente et sympathique.
Diverses associations ont été à l'honneur dont les Restos du Cœur, l'UNICEF et, bien sûr, Ensemble pour Sre Ambel.
Chantal a pris en charge cette action de bout en bout : des dossiers à remplir, des réunions, des discours jusqu'au stand à tenir.
La récompense est à la hauteur. Voyez le gros (à tous les sens du terme) chèque reçu des mains de la mairesse de Champs sur Marne.
Il est convenu avec la municipalité que cette somme sera utilisée pour soutenir les instituteurs.
Merci encore à Chantal et à tous les habitants de la ville.

14 octobre 2009

 

D'autres vidéos de l'inauguration

Veuillez excuser leurs imperfections techniques.
Elles sont là pour donner un aperçu et envoyer quelques sourires.

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La salle de classe est bénie

Si en France, on l'habitude de dire que tout finit par des chansons, au Cambodge tout finit par des mantras.
La salle que nous avons construite a été bénie le 2 octobre, jour de pré-rentrée scolaire à Sre Ambel.
Le bonzes ne pouvaient pas commencer en retard car il leur fallait manger après la prière mais avant midi, heure limite après laquelle ils n'ont plus le droit d'ingurgiter quoique ce soit, avant le lendemain matin.

Non, ce n'est pas le régime miracle pour maigrir car les fidèles abreuvent les moines de nourritures riches et leurs deux repas par jour (5 heures et 11 heures) sont plantureux.
Après la bénédiction, une collation a été offerte aux anciens du hameau.
La salle était décorée aux couleurs bouddhistes.
Ensuite nous avons distribué, en votre nom, des fournitures scolaires afin que l'année scolaire commence sous les meilleurs auspices.
Nous avons aussi offert divers ballons et un filet de volley-ball à l'école.
La journée s'est terminée par un déjeuner avec les enseignants.
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18 septembre 2009

 

La soie cambodgienne subventionnée

La Food and Agriculture Organisation (FAO) des Nations Unies va financer un projet pour soutenir la production de soie au Cambodge.

Le Conseil des Ministres, le ministère de l'Agriculture et la FAO vont travailler en commun autour d'un projet visant à diversifier le secteur agricole. Le but de cette initiative est de développer le secteur de la soie dans le Royaume. 475 000 dollars seront investis sur deux ans afin d'enseigner de nouvelles techniques aux paysans, former les fonctionnaires concernés et améliorer la qualité et la santé des vers à soie.

Sept fermes modèles seront ainsi construites à Kampong Speu, Takeo, Kampot, Kampong Cham, Kratie, Pursat, Siem Reap et Banteay Meanchey. Une petite usine devrait également voir le jour. Elle permettra de faire découvrir aux agriculteurs les bienfaits des techniques modernes d'effilage des cocons.

« La fabrication de la soie est très importante pour l'économie rurale et la réduction de la pauvreté parce qu'il s'agit d'une production à haute valeur ajoutée contrairement aux autres cultures comme le riz par exemple. Cette activité va créer des emplois et augmenter les revenus des ruraux » explique Ajay Markandy, le représentant de la FAO au Cambodge. Il estime qu'à terme une industrie de la soie bien développée emploierait 25 000 personnes et rapporterait 10 millions de dollars de devises par an.

La production cambodgienne annuelle de soie avoisine aujourd'hui les 5 tonnes alors que le marché intérieur en consomme 400. Le pays importe la différence du Viêtnam et de la Chine.

Droits : Cambodge Soir Hebdo, ABONNEZ VOUS

18 août 2009

 

Map succès sur toute la ligne


Map a réussi ses examens. Rappelons que l'an passé il avait échoué à la fin de sa dernière année d'étude, ce qui l'a obligé à recommencer cette année.
Il n'aura son diplôme que lorsqu'il aura rendu son mémoire qui porte sur "Exchange Server 2004".
Il termine aussi actuellement sa troisième et dernière session CISCO. C'est cette formation pratico pratique qui lui permettra d'obtenir des bons emplois et de bons salaires.
Il travaille toujours dans l'entreprise de services informatiquee qui l'a embauché au début de l'année. Sa période probatoire de 3 mois s'est terminée à la satisfaction générale.

Map est pour nous une réussite nette et sans bavure dans ce sens que son but était ce diplôme BAC + 4, il y est parvenu versus certains de nos protégés cambodgiens ou certains de vos amis français qui ont parcours moins linéaire [ce qui ne les empêche pas d'arriver à bon port].
Map a maintenant toutes les armes en main, GRÂCE A VOUS pour réussir sa vie.
Il a une petite amie mais ne peut envisager le mariage avant plusieurs années car, au Cambodge, le garçon doit mettre beaucoup d'argent sur la table afin qu'on puisse organiser les noces. Pour faire court : c'est la famille du fiancé qui paie la noce, les invités déposent un don important en argent liquide lorsqu'ils arrivent pour assister au mariage mais les sommes récoltées vont à la famille de LA fiancée.
La famille de Map est d'une grande pauvreté.
Il devra donc économiser sou par sou.
Map continuera à collaborer avec nous pendant ses temps libres et nous continuerons à l'indemniser pour cela.
Il nous a demandé -comme cadeau- une carte mère, un disque dur et autres pièces détachées pour son ordinateur personnel. Nous les lui avons offerts bien volontiers car, d'une part, il s'agit de petites sommes et, d'autre part, il l'a bien mérité tant sa / NOTRE réussite est exemplaire.

07 août 2009

 

MERCI




Voilà, la classe et le portail sont terminés.
Merci aux donateurs institutionnels dont les logos ont été apposés sur le fronton de la classe. La région Ile de France et le Conseil Général de la Seine et Marne.
Nous procéderons à l'inauguration officielle avec le maire dans quelques semaines.

05 août 2009

 

BNP s'apprête à distribuer 1 milliard de bonus

Un milliard d'Euros c'est plus que le budget du Royaume du Cambodge pendant un an. La paie des centaines de milliers de fonctionnaires, l'éducation nationale, les hôpitaux publics, les routes, l'armée dont le budget a considérablement augmenté en raison des agressions thaïlandaises, etc.
On comprendra que notre colère s'ajoute à celle de la ministre de l'économie française ou du président américain contre les banques et le système capitaliste - financier dans son ensemble.

La construction de la salle de classe est achevée. Photos dans quelques jours.

31 juillet 2009

 

Perte de crédit pour la micro finance

Depuis dix ans, le secteur du micro crédit a explosé au Cambodge. Une vingtaine d’organismes agréés couvrent aujourd’hui près de 50 000 villages à travers le royaume. Censé améliorer les conditions de vie des plus pauvres, il s’est pourtant traduit par une vague d’endettement.
Toutes les semaines, les « conseillers bancaires » de Chamroeun, un institut de micro crédit, se rendent dans le petit village de Deymeas, situé dans la périphérie de Phnom Penh, pour rencontrer leurs 27 clients. Flanquée entre le mur en béton d’une propriété et un petit étang, la bourgade se compose de maisons de tôle sur pilotis. Plusieurs villageois ne sont pas propriétaires et vivent sur des terres prêtées par le gouvernement.
Chamroeun est donc leur seule alternative pour accéder au secteur financier. « C’est différent des autres organismes de micro crédits car il ne demande pas d’être propriétaire et il propose un taux d’intérêt très bas comparé aux prêteurs privés », estime Sinath, 40 ans, qui a pu développer un commerce ambulant de maïs cuit grâce aux petits prêts qu’elle contracte tous les six mois depuis deux ans. C’est aussi le cas de Sam Rith Mom, vendeuse de nouilles de 48 ans. Auparavant, elle a emprunté chez Acleda, un des plus vieux organismes de micro crédit du Cambodge, mais elle a dû vendre sa maison car sa famille était en difficulté. Chamroeun est l’un des seuls organismes à proposer un prêt aux communautés très pauvres.
Ses débiteurs vivent avec un ou deux dollars par jour et ne peuvent pas fournir de garanties. Il a donc développé un autre système de sécurisation. Les clients sont obligés de déposer 18 % de leur prêt en tant qu’épargne. Une façon de garantir qu’au moins cette somme sera conservée jusqu’à la fin du remboursement.
En outre, les partenaires doivent proposer des garants, généralement des membres de la famille, qui seront responsables s’ils ne paient pas. L’organisation compte aussi sur la présence quotidienne de l’équipe sur le terrain pour suivre de près les contractants. « Depuis 2006, seules trois personnes ont fui dans une autre province. Et encore, nous avons récupéré l’argent parce que notre équipe les a rattrapées », précise fièrement Suon Sophea, directeur général de Chamroeun. En outre, l’organisme propose de très petits montants. « Un petit prêt est un petit risque ! », lance le directeur, au sourire commercial. «Nous faisons des prêts de 25 à 125 dollars maximum. Les institutions similaires proposent jusqu’à 1 000 dollars ! »
Multiplication des prêts et surendettement
Confrontées à des problèmes de remboursement, les institutions de micro crédit sont plutôt frileuses envers les clients «à risque ». Entre 1 et 5 % des clients sont à classer dans la catégorie des mauvais payeurs, selon l’Association de micro finance du Cambodge (AMF). Les clients en difficulté ont généralement mal géré le capital prêté ou l’ont utilisé pour des activités non génératrices de revenus comme les soins de santé ou les dépenses familiales quotidiennes. Or, le but du prêt est de lancer un petit commerce ou acheter un tracteur…
Mais surtout, de nombreux clients contractent des prêts auprès de plusieurs organismes et se retrouvent surendettés. Le micro crédit mène alors à l’exacerbation de la pauvreté plutôt qu’à son éradication. Le problème est apparu en Inde, berceau de la micro finance.
Un phénomène auquel le Cambodge n’a pas échappé. « Certains empruntent pour payer un crédit, puis réempruntent pour en payer un autre », confirme le directeur de Chamroeun. « Un client peut donc emprunter à 4 ou 5 institutions de crédit différentes!»
Une situation aggravée par les organismes eux-mêmes qui se trouvent en concurrence et accordent des prêts à n’importe qui.
Les paysans finissent par perdre leur terrain ou leur maison afin de rembourser leurs dettes.
Un phénomène que An Bun Hak, directeur exécutif de « Maxima », un autre institut de micro crédit, tient à nuancer. « Je certifie qu’un organisme de micro crédit
n’a pas le droit de saisir les biens d’un client. Seul un tribunal peut l’ordonner. Et nous allons rarement en justice car les frais d’avocat sont plus élevés que la somme à récupérer. »
Vague d’endettement avec la crise alimentaire
En juin 2008, plus de la moitié des ménages cambodgiens étaient endettés, selon une étude du CDRI, l’Institut de Recherche sur le Développement du Cambodge.
Et un tiers avait contracté un nouvel emprunt dans les six derniers mois. « La situation n’est pas bonne, explique Chan Sophal, directeur de recherche. Beaucoup
ont fait un emprunt l’année passée pour pouvoir acheter les produits qui étaient plus chers à cause de la crise alimentaire. Le prix des fertilisants par exemple avait triplé. » Le prix du riz, pilier de l’alimentation dans le pays, avait lui à l’époque doublé.
Chan Sophal vient de lancer une étude sur l’impact de la crise économique globale sur la micro finance qui sera publiée dans un mois. Selon l’AMF, qui analyse le sujet, l’impact semble limité car « la plupart des prêts sont utilisés pour l’agriculture et les petits commerces,qui ne sont pas affectés par l’économie globale ».
Pour pallier à la concurrence excessive, l’AMF a mis en place un système d’échange d’informations sur le nombre d’organismes déjà installés dans chaque village.
« Certaines provinces ont beaucoup d’institutions de micro finance mais d’autres comme le RattanaKiri, le MondolKiri et Preah Vihar n’en n’ont qu’une ou deux. Ce système permettrait une meilleure répartition », explique Hoy Sophea, secrétaire générale de l’AMF.
Un projet de « bureau de crédit » a aussi été lancé par l’International Finance Corporation, membre du groupe de la Banque mondiale, et la Banque Nationale du Cambodge. L’idée est de créer une base de données nationale reprenant tous les micro débiteurs du pays. L’échange des informations sur leurs clients permettrait aux différents organismes de savoir si la personne a déjà contracté d’autres prêts et donc d’éviter le surendettement.
La mise en route du système avait été annoncée pour la fin 2009, mais elle devrait déjà être retardée, selon Hoy Sophea.
En attendant, pour évaluer le dossier de leurs futurs clients, les instituts de micro finance comptent exclusivement sur les conseillers bancaires qui se rendent dans les villages et discutent avec les gens. Cela fonctionne dans le cas de Chamroeun, car le personnel est très présent et aide les clients à monter leur projet. Mais il s’agit d’un organisme à vocation sociale financé en partie par Entrepreneurs du Monde. Même si un « bureau de crédit » voit vraiment le jour au Cambodge, un suivi personnalisé restera nécessaire pour éviter les écueils. Si les organismes de micro crédit ne le prennent pas en compte, une nouvelle vague d’endettement pourrait encore s’abattre sur le pays.
Kang Kallyann et Barbara Delbrouck CAMBODGE SOIR HEBDO, abonnez vous

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