10 juin 2015

 

GRANDE NOUVELLE : L’électricité arrive près de l’école !





GRANDE NOUVELLE :
L’électricité arrive près de l’école !
                         

Lorsque nous avons commencé notre action dans ce village, il n'y avait pas de route pour atteindre le village. On ne pouvait rejoindre le bourg qu’à la barque. En 2004, les Thaïlandais construisirent une route entre Koh Kong (la capitale de la province à 145 km) et notre village ; on traversait alors avec un bac et des voitures pouvaient passer par le village pour aller à Koh Kong.





Avant la construction de la route, ce chemin devenait de plus en plus étroit au fur et à mesure des km pour ne finir qu'en sentier. Il fallait passer les cours d'eau sur ce genre de pont, bien évidemment impraticable pour des automobiles:
Les barques utilisées pour traverser le bras de mer :




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Le bac que nous avions en 2006 : sur les deux photos, de notre bac on aperçoit la future route et son pont en construction.

Les Thaïlandais avaient planté DES POTEAUX ÉLECTRIQUES … mais il n’y avait PAS DE CÂBLES. Puis un pont a relié Sre Ambel à notre village. Mais TOUJOURS PAS DE CÂBLE aux poteaux électriques.
Les gens se servent de batterie de voitures, pour regarder d’antiques télévisions, allumer une ampoule et parfois faire tourner un petit ventilateur portatif. La plupart du temps, ils essayent de vivre sans électricité (Du coup, toute vie active cesse tôt puisque le soleil se couche vers 18h).



Parallèlement, une « ÉCOLE EN DUR », offerte par les Japonais avait remplacé la ruine en bois qui tenait lieu d’école. Nous y avons ajouté une salle de classe, grâce à différents dons publics et privés. Mais TOUJOURS PAS L'ÉLECTRICITÉ.
Comme nous voulions rendre, autant que faire se peut, les toilettes de l’école, nous avons acheté un petit générateur à essence pour faire tourner une pompe à eau afin d’amener l’eau.  Mais il faut acheter du carburant et souvent changer le matériel.
Grâce à la pompe, nous avons pu commencer à METTRE EN ŒUVRE NOS PROJETS D’HYGIÈNE À L’ÉCOLE, et faire arriver l’eau jusqu’aux toilettes.
Notre idée était ensuite de voir comment faire fonctionner des sortes de chasses d’eau, et installer des douchettes pour l’hygiène (il n’y a pas de papier toilette au Cambodge).


Au moment où nous allions programmer nos achats, les villageois nous ont indiqué
QU’IL Y AURAIT BIENTÔT DES FILS ÉLECTRIQUES SUR CES FAMEUX POTEAUX,
ET … DE L’ÉLECTRICITÉ ! (ce qui n’est pas automatique, au Cambodge !).



IL Y A QUELQUES SEMAINES,
ON A EFFECTIVEMENT POSÉ DES FILS ET FAIT PASSER L'ÉLECTRICITÉ.

Cela dit, entre la pose des fils et le raccordement de l’école au système électrique, il peut s’écouler du temps : car le gouvernement cambodgien ne paie jamais pour le raccordement des foyers.
Il est donc fort probable que la plupart des familles dont nous nous occupons n'auront jamais l’électricité car elles habitent loin de la route et les frais de raccordement sont trop élevés.

MAIS L’ÉCOLE, ELLE, N’EST PAS LOIN DE LA ROUTE
ET ON PEUT DONC ENVISAGER UN RACCORDEMENT, QUITTE À LE FINANCER.



 




On peut voir sur cette photo, la sortie de l’école avec son mur de clôture. La route est au bout du chemin en terre rouge.

Nous avons donc mis en stand-by notre décision d'achat de générateur. Il serait stupide de dépenser des sommes pour des achats qui risquent de s’avérer inutiles d’ici quelques semaines. Notre projet est bien sûr toujours centré sur l’hygiène et l’amélioration des conditions de vie à l’école.

MAI 2015, UNE BONNE NOUVELLE :
La demande de raccordement est en cours de signature par le directeur de l’école.
Il nous restera bien sûr à payer les droits et le raccordement, mais au Cambodge, c’est comme partout, il faut en passer par l’Administration !!

Si tout bouge bien,
ET SI NOUS AVONS LES FONDS,
NOUS EFFECTUERONS LE BRANCHEMENT ÉLECTRIQUE EN JUIN OU JUILLET 2015 ce qui permettrait de ne plus dépendre du générateur pour avoir de l'eau courante.

PUIS, NOUS AVONS L’INTENTION D’ACHETER ET DE METTRE EN PLACE
LES INSTALLATIONS RELATIVES À L'HYGIÈNE
ET DÉCOULANT DE L'ARRIVÉE DE L'ÉLECTRICITÉ ;
CELA POURRAIT ÊTRE À PARTIR DE SEPTEMBRE 2015.


VOICI
LES INSTITUTEURS DONT L’ASSOCIATION COMPLÈTE
LES SALAIRES
pour qu’ils ne fassent que l’école. 
 

Même si leur salaire a un peu augmenté ces dernières années, il faut savoir qu’ils ne gagnent guère plus de 50 $ US par mois, ce qui est largement insuffisant pour faire vivre femme et enfants.


On peut constater que les instituteurs sont stables. Leur nombre reste identique aux années antérieures.

Comme
la population bouge et que plusieurs familles sont allées trouver du travail dans une autre province,
le nombre des enfants en âge d’être scolarisé a baissé ;


L’école a donc décidé d’accepter de très petits enfants, de l’âge de nos maternelles, ce qui est assez nouveau, les classes maternelles n’étant pas tellement répandues dans les campagnes au Cambodge.


 


 

LES 8 PETITES FILLES
DONT L’ASSOCIATION PREND LA SCOLARITÉ EN CHARGE

Comme on peut le voir, ce n’est pas l’opulence !!!
Certaines n’ont pas de chaussures,
et si les tenues scolaires ne sont pas très propres, c’est que pour la plupart
des enfants,
ce sont LEURS SEULS VÊTEMENTS CONVENABLES.



22 mai 2014

 

2014, des photos, des actions

Nous continuons de soutenir les familles de 8 fillettes de l'école du hameau de Sre Ambel que nous suivons.
Au fil de la croissance des enfants et des déménagements des familles, certaines quittent notre "équipe" d’autres y entrent.
L'idée est toujours la même : éviter qu'il y ait un déséquilibre en faveur des garçons dans les classes de l'école.
Ce déséquilibre n'a pas de cause sociologique mais uniquement économique.








Grâce à vous tous, les professeurs reçoivent toujours un petit supplément de salaire qui les incitent à effecteur leur travail avec un peu plus de d'assiduité.

Actuellement, les syndicats d'enseignants et le gouvernement discutent d'une couverture sociale pour les professeurs et il n'y a pas d'accord en vue.
La situation des enseignants qui doivent donc exercer un autre métier l'après midi reste extrêmement précaire avec un salaire de 2 €, environ, par jour.








Grâce à l'association CIRCUITS COURTS nous continuons notre action en faveur de "l'hygiène à l'école". De nombreux décès (surtout de bébés) sont des dommages collatéraux du manque d'hygiène.
Nous en parlons depuis 10 ou 20 ans mais ce n'est que depuis 2 ou 3 ans que l'hygiène est devenue enfin une priorité pour le dévelopement au Cambodge.

Dans la pratique, nous continuons à œuvrer au fait que les toilettes soient utilisables. Cette année nous avons remplacé les canalisations et surtout nous les avons enterrées pour éviter que les tuyaux de PVC se cassent trop souvent.
Il n'y a pas l'eau courante dans les villages mais, par chance, notre école se trouve près d'une étang, il suffit d'y pomper l'eau.







Distributions de savonnettes à tous les élèves.




L'an prochain nous voudrions installer des douchettes dans les toilettes car c'est un système beaucoup sain que l'actuel bassin + petite cuvette si l'on veut ressortir parfaitement propre.
Nous songeons aussi à des cuvettes de WC plus appropriées.

 














03 avril 2013

 

Map est père de famille

Map est ce garçon de 13 ans à qui nous avons payé des études pendant 10 ans, jusqu'à BAC + 5. Qui a trouvé un job de cadre technicien supérieur chez un fournisseur Internet cambodgien puis s'est marié.
La réussite parfaite, grâce à sa vive intelligence, son courage indéfectible, un équilibre rare et grâce à votre soutien financier pendant ses études. Merci encore.
Aujourd'hui à bientôt 30 ans, son épouse et lui sont heureux de vous présenter son premier enfant.



25 octobre 2012

 

Mort du Roi Père Norodom Sihanouk

  Tous les articles sont empruntés à LePetitJournal.com

Norodom Sihanouk est mort ce matin lundi 15 octobre à l’âge de 89 ans à Pékin, où il se rendait régulièrement pour y suivre des traitements médicaux. L’AFP rapporte l’information donnée par l’agence Chine Nouvelle. Suite à cette nouvelle, nous reproduisons un portrait publié sur LePetitJournal.com il y a quelques années, à l’occasion des 85 ans de l'ancien souverain.
Le Cambodge devait fêter dans quelques jours les 90 ans du Roi.
(photo AFP)

De Gaulle, Mao, Nehru... il aura connu les plus grands noms de l’Histoire. Son histoire personnelle, elle, aura été aussi tourmentée que celle de son Royaume. Aux yeux du monde et ceux de son peuple, le Roi Norodom Sihanouk, dont on vient d’apprendre la disparition, aura incarné le Cambodge pour plus d’un demi siècle.

Roi, Prince premier Ministre, déposé et exilé, leader de la résistance, il retrouve finalement son trône après plus de 20 ans de lutte qui ont considérablement affaibli son Royaume. Depuis son abdication en 2002, le Roi Père, qui se dit "malade et affaibli " n’occupe plus autant le devant de la scène, mais n’a pas perdu le soutien de ses sujets qui continuent d’arborer son portrait tant sur la voie publique que dans l’intimité de leur maison.
Le Prince flamboyant
Norodom Sihanouk est né à Phnom Penh en 1922. Fils du Prince Norodom Suramarit et de la Princesse Sisowath Kossamak, il fut désigné en 1940 par la puissance coloniale pour succéder à son grand père le Roi Sisowath Monivong sur le trône. Les autorités françaises ont-elles choisi le jeune Prince pour sa malléabilité supposée ? Ce calcul se révéla en tout cas faux, le Roi allait bientôt prendre la tête du mouvement nationaliste, et obtenir, suite à sa "Croisade Royale "l’indépendance en 1953. Ce sens politique le Roi allait encore le démontrer en cédant le Trône à son Père, à la tête de son "Sangkum Reastr Niyum ", il révolutionne le Cambodge, une époque encore évoquée avec nostalgie par la plupart des cambodgiens. Le Royaume enfin s’anime, se développe et devient un modèle pour les autres nations. La paix maintenue par la politique de neutralité de "Monseigneur Papa ", c’est tout un peuple qui respire alors que ses voisins succombent aux affres de la guerre civile.
Le Prince tourmenté
Lorsqu’un groupe de politiciens et de militaires, dont son cousin le Prince Sirik Matak, le renversent en 1970, le Prince, de son exil, choisit de poursuivre la lutte, et s’allie avec ses ennemis de toujours, les Khmers Rouges. Une telle décision amènera ensuite le Prince à devenir le chef  "nominatif "du régime Khmer Rouge lorsque ceux ci, en 1975, mettent fin à la Républicaine "américaine ". Prisonnier en son Palais, alors que plusieurs de ses proches sont assassinés, le Prince doit son salut qu’à la guerre larvée que se livrent Khmers Rouges et communistes vietnamiens. Lorsqu’en 1979 le Vietnam envahit le Cambodge, le Prince retrouve la liberté mais aussi l’exil. Ne renonçant pas à  "l’indépendance du Cambodge ", le Prince reprends le combat et rallie les maquis, y retrouvant les tortionnaires Khmers Rouges, et les anciens responsables républicains, un compromis nationaliste face à l’occupation vietnamienne.
Le Roi restauré
10 ans de lutte, et de coups bas, avant que le Vietnam, bientôt lâché par son allié soviétique, et épuisé par la guérilla que mène la résistance, ne renonce à son rêve d’unification de la péninsule indochinoise. Les accords de Paris de 1991 mettent fin à 20 ans de guerre civile, même si les Khmers Rouges continuent leur combat jusqu’en 1999. Le Roi Sihanouk retrouve son trône en 1993 et le Cambodge connaît ses premiers débuts démocratiques.
A travers trente ans de guerre, de coups, et même lors du régime du Kampuchéa Démocratique, le Roi Sihanouk est resté la seule figure de référence et de permanence pour son peuple. De plus en plus las devant l’amoralisme d’une société cambodgienne en reconstruction, le Souverain abdique en 2004 au profit de son fils le Prince Norodom Sihamoni. En prenant les devant, et en organisant lui même sa succession, le Roi Père aura ainsi rendu un dernier service à son pays, le maintien de la monarchie, une des plus anciennes au monde, garante de l’indépendance et de l’identité cambodgienne. Plus que jamais, il reste le Père d’une nation qui le célèbre aujourd’hui.

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C’est dans la torpeur de Pchum Ben, la Fête des Morts, que les Cambodgiens ont appris hier la nouvelle du décès à 89 ans du roi-père, Norodom Sihanouk, intervenue à 1h20 du matin lundi en Chine. Figure tutélaire du royaume, Norodom Sihanouk avait marqué de son empreinte l’histoire du Cambodge au XXe siècle, l’indépendance, le non-alignement, la guerre civile suivie du retour à la paix dans les années 90. Hier, les drapeaux ont été mis en berne dans le pays, tandis que son fils, le monarque en exercice Norodom Sihamoni, s’envolait en compagnie du chef du gouvernement Hun Sen pour Pékin en milieu de journée. L’arrivée de la dépouille du roi-père dans la capitale cambodgienne est prévue normalement pour demain.
''C’est une grande disparition pour le Cambodge, expliquait hier Pen Bona, rédacteur en chef du site internet d’information Thmey Thmey. En tant qu’homme politique et en tant que roi, Sihanouk était de très loin la personnalité la plus populaire du pays. On peut même dire que celle-ci était sans équivalent.'' En écho à ses paroles, les passants interrogés hier à Phnom Penh faisaient part de leurs réactions de tristesse. ''J’aimais Sihanouk, il avait fait du bon travail. J’ai vu à la télévision les réalisations du Sangkum (le mouvement créé par Norodom Sihanouk, et par extension la période où il gouverna avant-guerre). A l’époque, il y avait des écarts entre les riches et les pauvres, mais bien moindres qu’aujourd’hui'', expliquait ainsi hier Seat, 32 ans, sur les quais de la ville. ''Le Cambodge était alors une oasis de paix, où le peuple était heureux et mangeait à sa fin'', a déclaré la princesse Arayvaddy, conseillère auprès du cabinet royal, évoquant la mémoire d’''un grand dirigeant, un grand roi et un grand nationaliste'' et s’associant au ''deuil de toute la nation cambodgienne''.
Prince d’ombres et de lumières
Rétrospectivement, les années 50 et 60 forment l’assise de la place privilégiée qu’occupe Norodom Sihanouk dans la mémoire collective. Hier défilaient ainsi sur les réseaux sociaux de nombreuses images noir et blanc de celui qui était alors le prince Sihanouk, suite à sa première abdication en 1955 au profit de son père, afin de pouvoir s’engager en politique. Le charisme et le charme jovial du jeune dirigeant resteront associés pour toujours au dynamisme de cette période post-indépendance. Un ''âge d’or'' encore appuyé en contraste par l’enfer qui a suivi, une image d’Épinal qui vient masquer les aspects beaucoup plus polémiques de cette longue carrière.
Parmi ceux-ci, la tentation autocratique permanente contre les opposants d’alors, et surtout l’alliance contractée avec les Khmers rouges lorsqu’il fut chassé du pouvoir en 1970, jusqu’à ce que ceux-ci le déposent après leur victoire. Après avoir présidé en exil la résistance contre l’occupation vietnamienne, avec les Khmers rouges et d’autres forces nationalistes, Norodom Sihanouk avait opéré un retour triomphal au Cambodge en 1993 pour réoccuper le trône vacant, beaucoup identifiant alors ce come-back à la paix retrouvée. Mais les prérogatives restreintes de la monarchie - ''qui règne mais ne gouverne pas'', selon la Constitution - l’empêchèrent de retrouver l’influence qui fut un temps la sienne dans le jeu complexe du pouvoir local.
''Sihanouk aurait bien voulu à son retour retrouver un autre rôle, davantage politique. Il m’avait dit un jour : je ne voulais pas spécialement être roi, mais les autres, eux, voulaient m’envoyer au ciel’''', confiait hier un observateur de la vie politique cambodgienne.  ''Finalement, il s’est résigné à défendre le périmètre de la monarchie.'' En 2004, le roi Sihanouk, affaibli et malade, avait abdiqué une seconde fois pour mieux contrôler sa succession et imposer au Conseil du trône son fils préféré, le danseur et ancien ambassadeur auprès de l’Unesco, Norodom Sihamoni. Considérant sa disparition prochaine, il affirmait avoir ainsi agi in fine en faveur de la pérennité de l’institution monarchique, et ce malgré les troubles sanglants du Cambodge de ces dernières décennies.
Samuel Bartholin (http://www.lepetitjournal.com/cambodge.html) Mardi 16 octobre 2012

 

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NORODOM SIHANOUK - Les condoléances de François Hollande

Dans un communiqué publié par l’Élysée, le Président français salue "la mémoire d'un grand homme qui incarna la destinée de son pays et de son peuple, dans les épreuves les plus terribles du XXème siècle et la construction de la paix où il trouva toujours la France à ses côtés".
"Je sais les liens forts et historiques qui unissaient sa Majesté le Roi-Père à la France et qui, grâce à lui, avaient contribué à rapprocher nos deux pays et nos deux peuples.
Artisan de l'indépendance du Cambodge, infatigable défenseur de son pays au sein de la communauté internationale, il était, pour beaucoup, le symbole d'une politique asiatique faite d'équilibre et de défense de la souveraineté des Nations", ajoute François Hollande.
Le Président a également rappelé le rôle de l'ancien roi du Cambodge dans le développement de la francophonie :
"Au lendemain du XIVème sommet de l'Organisation de la Francophonie, je n'oublie pas combien cette organisation lui doit. Il a été l'ardent défenseur de la culture francophone, de sa langue, de ses arts, et d'une vision multipolaire des relations internationales. (...) J'adresse, au nom du peuple français et en mon nom personnel, toutes mes condoléances à la famille royale et à l'ensemble du peuple cambodgien", conclut le chef d’État français, qui a adressé, lundi 15 octobre, ''des lettres de condoléances à Sa Majesté le Roi Norodom Sihamoni et à Sa Majesté la Reine-mère''.

Pierre Collet (http://www.lepetitjournal.com/cambodge.html) Mardi 16 octobre

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http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/visuel/2012/10/15/l-histoire-tumultueuse-de-norodom-sihanouk_1775734_3216.html


20 juillet 2012

 

EDUCATION – Les écoles ferment leurs portes à cause du virus EV-71

Le gouvernement a décidé mercredi 18 juillet de fermer les écoles maternelles et primaires du Royaume en raison du syndrome pieds-mains-bouche qui touche principalement les enfants. Cette fermeture exceptionnelle a pour but de "rassurer des parents inquiets" et "d’éviter toute propagation de la maladie" a indiqué Mak Vann, secrétaire d'Etat au ministère de l'Education à l’AFP. L’Organisation Mondiale de la Santé a quant à elle recommandé de ne pas fermer les écoles car "cela risque de créer un mouvement de panique", a souligné Sonny Krishman, chargé de communication pour l’OMS au Cambodge.
Cette mesure préventive arrive moins de deux semaines avant la fin de l’année scolaire. Des dizaines de milliers d’élèves reprendront donc le chemin de l’école qu’en octobre prochain. Ces derniers sont en effet sujets à développer l’enteroviurs EV-71, forme mortelle du syndrome pieds-mains-bouche. 54 enfants sur 61 cas rapportés sont déjà décédés depuis avril.
En Thaïlande, le gouvernement a également demandé ces derniers jours la fermeture de 29 écoles de Bangkok. La principale inquiétude des autorités sanitaires thaïlandaises est que le virus EV-71, qui touche avec virulence le Cambodge, se répand dans leur pays. La situation en Thaïlande est en effet moins grave bien que ces six derniers mois, elle ait enregistré 12.000 cas de la maladie pieds-mains-bouche mais peu en ont été victimes comme c’est le cas au Cambodge.

Julie Cassiau (http://www.lepetitjournal.com/cambodge.html) Jeudi 19 Juillet

18 juillet 2012

 

Sre Ambel en mode corrida

Nous vous avions laissés il y a quelques jours avec le décès du papa de cette fillette -pas membre de notre petite bande mais très très proche-. Tellement proche que les parents des fillettes de "notre" bande se sont rendus à la crémation de la personne décédée. En sortant tous ensemble, ils ont traversé un champ où trainaient des buffles. Cette foule a effrayé un buffle qui a chargé, jouant aux quilles puis à la corrida. Quand les toreros n'ont pas de muletas c'est tout de suite plus difficile, ainsi le papa d'une de "nos" fillettes s'est fait traverser la cuisse de part en part, hémorragie, comas, transport à Phnom Penh d'urgence, hôpital. Sauvé.
Mais alors pourquoi le papa # 1 est mort et pas le papa # 2?
Comme déjà écrit précédemment, la maman # 1 n'a commencé à s'inquiéter que très tard et ne nous a pas prévenu à temps. D'après nos amis sur place, avec qq dollars de plus, ce monsieur ne serait pas mort.
Le papa # 2 a été sauvé car ils ont foncé à Phnom Penh toute affaire cessante, en se disant "on vendra la terrain, s'il le faut". Comme nous l'avons appris à temps, ILS NE VENDRONT RIEN NI PERSONNE. VOUS AVEZ SAUVE CETTE FAMILLE. Nous avons payé la presque totalité des soins.
La situation dans la famille # 1 est dramatique car la maman va devoir se débrouiller seule avec 3 enfants dont l'ainé -12 ans- va sans doute se retrouver au turbin. La dame est "journalière" dans les champs de poivriers ou de canne à sucre pour 2 € par jour (mais que fait la CGT?), ce n'est pas régulier, ce peut être 7 jours sur 7 ou seulement 2 ou 3 jours, voire aucun.
La situation dans la famille # 2 sera similaire pendant les 4 ou 5 mois d'invalidité forcée du papa. La maman devra nourrir 5 personnes (4 enfants et 1 matador).









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